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Plus de 300 places en garderies francophones créées en Alberta, malgré la COVID-19

De jeunes enfants dehors et habillés chaudement marchent avec leurs surveillantes. Ils sont de dos.

La Fédération des parents francophones de l'Alberta aide les parents à développer des projets de garderies francophones dans leur région.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Lors de l'assemblée générale de l’organisme qui a eu lieu samedi, la présidente de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), Gillian Anderson, a annoncé que 339 nouvelles places de garderies en milieu francophone ont été créées, cette année.

Ce succès donne l’espoir que l’objectif d’en créer environ trois fois plus d’ici le printemps 2023 sera atteint.

Un graphique avec une courbe qui va de 2021 à 2023.

Lors de la présentation du rapport annuel de la FPFA, samedi, la présidente, Gillian Anderson, a indiqué ue l'organisme est sur la bonne voie pour atteindre son objectif de 1000 places de garderies.

Photo : FPFA

Le groupe de travail en petite enfance composé du Conseil du développement économique, du centre collégial de l’Alberta, du Réseau de santé Alberta, de la Fédération du conseil scolaire francophone de l’Alberta et de la FPFA cherche à créer collectivement 1000 nouvelles places en garderies francophones avant la fin du mois de mars 2023, se réjouit la présidente de la fédération.

Projets de garderies en pause à cause de la COVID-19

La FPFA a lancé plusieurs initiatives ces dernières années pour encourager la création de garderies francophones. La dernière vise les garderies en milieu familial.

Les initiatives pour la création de garderies francophones se poursuivent, annonce la présidente.

Mais, la pandémie a ralenti certaines initiatives déjà commencées, peut-on lire dans le rapport annuel de la fédération. Celle envisagée à Canmore a dû être arrêtée.

Nos garderies ne sont pas pleines. Leur taux d’occupation est de 60-65 % de leur capacité. Donc dans une communauté de Canmore où l'on voyait un potentiel d'expansion, on constate que la garderie peut maintenant accueillir tous les enfants, car il y a moins de parents qui envoient leurs enfants en garderie à cause de la COVID, complète la directrice générale de la FPFA, Mireille Péloquin.

Cependant, ces projets seront remis en branle une fois que l’impact de la COVID-19 sera résorbé.

En attendant, la FPFA a transformé les restrictions de la pandémie en opportunité pour offrir plus d’ateliers de formation en ligne aux employés, et aussi aux parents.

Des enfants mangent dans leur local.

Le Centre d'expérience préscolaire et parascolaire est l'un des plus grands services de garde francophone de la province, explique Mireille Péloquin.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

C’est important que nos parents s'impliquent. Je dis toujours que c’est leurs enfants qui sont à l'école tous les jours, c’est leurs enfants qui vont assurer la pérennité de la langue. Alors oui, il faut travailler avec les parents qui sont là présentement, mais il faut s’assurer qu’il y en a d’autres qui suivent, explique Mme Péloquin, qui rappelle que c’est grâce au dévouement de nombreux parents que le nombre de garderies francophones augmente dans la province.

D'ailleurs, 24 d'entre eux ont reçu le prix Manon-Bouthillier qui récompense les parents bénévoles pour leur contribution importante à l’épanouissement de l’éducation française langue première.

La crainte de perdre une importante subvention

D'autre part, le plus grand défi de la fédération reste le financement. La province n’a toujours pas renouvelé sa subvention de trois ans de 69 000 $ par an. On a des projets en place prêts à être lancés, mais on n'a pas le financement. Est-ce qu’on va pouvoir réaliser tous les projets que l’on veut faire pour soutenir la francophonie?, se demande la présidente de la FPFA.

Mireille Péloquin souligne que l’association Alberta School Council, la version anglophone de la FPFA, a perdu sa subvention provinciale de 500 000 $ : Aujourd’hui, notre plus grande inquiétude, c’est de perdre la nôtre nous aussi.

La province devrait rendre sa décision sur le renouvellement de sa subvention dans le courant de la semaine prochaine.

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