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27 postes de fonctionnaires transférés dans l’Est-du-Québec en deux ans

Une tour à bureaux.

Plus de 19 000 fonctionnaires québécois travaillent dans la région de la Capitale nationale.

Photo : Radio-Canada / Raymond Routhier

Juste avant d’être portée au pouvoir à l’automne 2018, la Coalition avenir Québec promettait de décentraliser 5000 postes du secteur public vers les régions. Deux ans plus tard, peu de nouveaux emplois ont été créés dans l’Est-du-Québec.

Jusqu’à maintenant, 289 postes de fonctionnaires ont été transférés en région depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec (CAQ), dont 20 en Gaspésie, 7 au Bas-Saint-Laurent et aucun sur la Côte-Nord.

C’est la Montérégie, avec 99 postes, et les Laurentides, avec 48 postes, qui remportent la palme des régions où les transferts ont été les plus nombreux.

À elles seules, ces deux régions, près de Montréal, comptent plus de la moitié des postes transférés jusqu’à maintenant.

Ventilation des postes transférés en région depuis deux ans :

  • Bas-Saint-Laurent : 7
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean :22
  • Mauricie : 26
  • Estrie : 8
  • Outaouais : 25
  • Abitibi-Témiscamingue : 5
  • Nord-du-Québec : 2
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : 20
  • Lanaudière : 15
  • Laurentides : 48
  • Montérégie : 99
  • Centre-du-Québec : 12
  • Total : 289

Source : Secrétariat du Conseil du Trésor

Le député de Matane-Matapédia et porte-parole du troisième groupe d’opposition, Pascal Bérubé, a récemment relancé le débat de la décentralisation du secteur public à l’Assemblée nationale.

On ne s’attendait pas que les emplois quittent Québec ou Montréal pour Longueuil.

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia
Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia à son bureau de circonscription.

Pascal Bérubé, député péquiste de Matane-Matapédia (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Interrogé sur la nature des postes et les ministères où ces transferts ont eu lieu, le cabinet de la ministre responsable du Conseil du Trésor indique que les postes régionalisés sont en majorité des postes de professionnels.

Quelques postes sont aussi reliés à des emplois de cadres et de personnel de soutien, précise Florent Tanlet, l’attaché de presse de la ministre Sonia Lebel.

Il y a deux semaines, le premier ministre Legault a, comme il l’avait dit en 2018, précisé que les transferts seraient effectués par attrition. Au fur et à mesure que les gens prennent leur retraite, les nouveaux postes vont être créés dans les régions, a indiqué François Legault.

S’il y a une volonté politique, elle va s’exprimer très clairement. On va pouvoir nous indiquer quel type d’emplois, quels ministères et dans quelle ville, commente Pascal Bérubé.

Le député ajoute que le gouvernement devrait aussi évaluer une décentralisation en dehors des villes centres où sont déjà installées les antennes ministérielles régionales. Pour le Bas-Saint-Laurent, par exemple, le réflexe doit être que ce ne soit pas nécessairement Rimouski. Matane, Mont-Joli et Amqui ont aussi droit à des emplois de la fonction publique.

L'option du télétravail

Au Conseil du Trésor, on souligne que le plan de transfert est toujours en préparation. Cette stratégie, précise le Ministère, viendra définir les postes à régionaliser pour les prochaines années.

Ce travail est effectué en concertation avec l’ensemble des ministères et organismes. À l'époque de sa promesse électorale, la CAQ souhaitait d'ailleurs que chaque ministère propose un plan de régionalisation.

Le cabinet de la ministre Sonia Lebel ajoute que quelques mois seront requis pour compléter la stratégie de régionalisation, notamment pour tenir compte des nouvelles opportunités associées au télétravail pour les employés de l’État.

Les mains d'une femme sur un clavier d'ordinateur.

Actuellement, 70 % des employés de la fonction publique québécoise sont en télétravail à la maison.

Photo : CBC / Sebastian Leck

Effectivement, reconnaît Pascal Bérubé, le télétravail est une voie, mais, dit-il, cela repose sur un accès de qualité au réseau Internet. Ça m’apparaît comme l’enjeu le plus important pour faire bouger les choses. Il faut occuper le territoire du Québec et il faut qu’on ait des emplois de qualité partout, y compris dans notre région. Je dirais même surtout dans notre région.

Le premier ministre Legault s’est pour sa part engagé à ce que les 340 000 foyers québécois sans accès à Internet soient branchés d’ici l’automne 2022, ce qui augmentera l’accès au télétravail dans certaines régions moins bien branchées à la grande toile.

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