•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'ex-députée libérale Yasmin Ratansi rejette les allégations de comportement abusif

Yasmin Ratansi à la Chambre des communes.

La députée Yasmin Ratansi représentait la circonscription de Don Valley-Est pour les libéraux de façon continue depuis 2015. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

CBC News

Après plus d'une semaine de silence, la députée Yasmin Ratansi, anciennement membre du caucus du Parti libéral du Canada (PLC), a publié sur Facebook une déclaration dans laquelle elle nie les allégations d'anciens employés.

Ceux-ci ont affirmé, sous le couvert de l’anonymat et aux journalistes de CBC News, qu’elle aurait créé un environnement toxique, qu’elle abusait verbalement de ses employés et qu'elle aurait ignoré les dossiers d'immigration de certains électeurs en raison de leur origine ethnique.

Dans sa publication Facebook, mise en ligne jeudi matin, Mme Ratansi, qui siège maintenant comme indépendante, écrit que des commentaires anonymes ont fait surface, alléguant un comportement inapproprié de ma part avec mon personnel. Je le nie catégoriquement. À ma connaissance, personne n'a déposé de plainte à mon sujet.

Je crois sincèrement que j'ai toujours eu un comportement professionnel et approprié. [Plusieurs] anciens membres de mon personnel restent des amis proches, et je suis fière d'avoir servi de mentor à nombre d'entre eux au fil des ans.

Pourtant, de multiples sources ont affirmé à CBC News avoir vu Mme Ratansi dire à certains employés de cesser de travailler aux dossiers d'immigration et de regroupement familial de certains électeurs sud-asiatiques parce qu'elle estimait qu'ils étaient indignes de confiance ou qu'ils mentaient en raison de leur appartenance ethnique.

C'est tout simplement faux, peut-on lire dans la publication Facebook de la députée.

Comme beaucoup d'entre vous le savent, j'ai consacré une grande partie de ma vie à construire des ponts entre les Canadiens de différentes origines et j'ai été reconnue pour mon travail à cet égard, a-t-elle poursuivi.

En tant que première femme musulmane élue au Parlement et grâce à mon travail communautaire, je suis bien consciente des défis [que doivent relever] les minorités visibles dans notre pays. La discrimination à l'encontre de tout groupe de Canadiens est tout simplement contraire à mes valeurs fondamentales.

La députée a quitté le caucus libéral au début du mois. Une enquête de CBC News a révélé qu'elle employait sa sœur dans son bureau de circonscription depuis des années, en violation des règles parlementaires.

L'affaire est maintenant devant le commissaire à l'éthique, Mario Dion. La semaine dernière, le bureau de ce dernier a envoyé à Mme Ratansi une lettre de préoccupation et lui a donné 30 jours pour y répondre.

Dissimulation

Plusieurs anciens membres du personnel du bureau de Mme Ratansi ont déclaré à CBC News qu’elle avait tenté de dissimuler sa relation avec sa sœur et que celle-ci utilisait un faux nom.

Je pense qu'il est horrible qu'une députée – qui a pour mission de se comporter de manière honorable et éthique – puisse s'en tirer en toute impunité, a déclaré un ancien employé le 9 novembre. Cela remet vraiment en question l'intégrité des institutions.

CBC News a accepté de protéger l'identité des sources, qui ont dit craindre des représailles de la part de Mme Ratansi ainsi qu’un impact négatif sur leur carrière.

Or, dans sa publication Facebook de jeudi, Mme Ratansi affirme avoir commis une erreur en ayant ma sœur comme membre rémunérée de mon personnel ces dernières années. Je me suis excusée de cette erreur de jugement, j'ai remédié à la situation et je coopère avec le commissaire à l'éthique.

Mme Ratansi est comptable de formation et a représenté la circonscription de Don Valley-Est de 2004 à 2011 et de nouveau de 2015 à aujourd'hui. Avant sa démission, elle était présidente du comité permanent de l'environnement et vice-présidente du comité chargé de superviser les dépenses des ministères du gouvernement fédéral.

Sa sœur Zeenat Khatri a travaillé comme assistante dans son bureau de circonscription pendant la plus grande partie de son mandat, selon six anciens collaborateurs.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !