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Un gouvernement péquiste tiendrait un référendum dans un premier mandat

Le chef péquiste écrit l'ébauche d'un programme dominé par la démondialisation et la « décanadianisation » du Québec.

Paul St-Pierre Plamondon parle aux journalistes.

Le nouveau chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a présenté aux militants sa stratégie afin que le prochain référendum sur l'avenir du Québec mène à l'indépendance.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

« Le Parti québécois veut réaliser l’indépendance du Québec pour permettre au peuple québécois et à ses citoyens d’être libres. » Ainsi débute, sans ambiguïté, le projet national que le nouveau chef, Paul St-Pierre Plamondon, a présenté samedi aux militants du Parti québécois (PQ) réunis en conseil national virtuel.

Le document sera débattu par les circonscriptions dans les prochains mois pour être adopté en congrès à l'automne 2021. S'il forme le prochain gouvernement en 2022, le PQ proposera un référendum sur l'indépendance et un Québec démondialisé.

Je vois bel et bien un nouveau cycle [vers l'indépendance], a déclaré le nouveau chef dans son discours de clôture, en commentant un sondage suggérant que 40 % des Québécois approuveraient la souveraineté s'il y avait un référendum.

Il n'y a aucune nostalgie à relancer ce débat 25 ans après la tenue du dernier référendum, a-t-il plaidé. Tout est devant nous, croit M. St-Pierre Plamondon.

Ainsi, après avoir repoussé la tenue d'un référendum sous leur ancien chef Jean-François Lisée, les péquistes redeviennent des indépendantistes pressés.

De génération en génération, la question de l’indépendance du peuple québécois a transcendé les époques de notre histoire, écrit M. St-Pierre Plamondon dans son ébauche politique d'une trentaine de pages.

Dans ces derniers pas de notre marche vers la liberté, le Parti québécois s’engage à porter cette cause de manière claire, limpide et assumée.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ

Un éventuel gouvernement péquiste dépenserait des fonds publics pour promouvoir son option et tiendrait une consultation populaire pour que le Québec devienne un pays. Il promettrait l’attribution de la citoyenneté québécoise à toutes les personnes nées au Québec, ainsi qu’à celles domiciliées au Québec et y ayant leur résidence permanente au moment de la proclamation de l’indépendance. Sans surprise, le serment au peuple québécois remplacerait celui à la reine.

Un gouvernement péquiste s'engagerait aussi à démondialiser le Québec, c'est-à-dire notamment à accroître la production industrielle locale pour moins dépendre des biens importés. Le nouveau chef veut ainsi ouvrir la voie à une indépendance alimentaire de la province ainsi qu'à une réindustrialisation de l’économie québécoise.

Un Québec indépendant adhérerait néanmoins à des traités de libre-échange, a précisé le chef péquiste lors de la rencontre virtuelle.

L'un des chapitres les plus étoffés de son programme politique concerne les préoccupations environnementales. M. St-Pierre Plamondon défend l’adoption d’un modèle économique aligné sur la lutte contre la crise climatique et promet, notamment, de réduire les émissions de GES de moitié d’ici 2030, ou encore, d'atteindre la carboneutralité en 2050.

Il refuse également que les taxes et impôts du Québec subventionnent l'industrie pétrolière albertaine.

Pour un Québec souverain sur le plan stratégique

Un autre volet porte sur la lutte aux paradis fiscaux : le chef du PQ s'engage à ce que son gouvernement cesse de faire affaire avec les entreprises ayant recours à ce stratagème d'évitement fiscal.

En outre, les péquistes veulent non seulement sortir le Québec du Canada, mais aussi le décanadianiser, soit sortir le Canada du Québec.

Ainsi, un gouvernement du PQ légiférerait dans les champs de compétence d'Ottawa quand il jugerait que l'inaction du fédéral nuit aux intérêts du Québec.

Le chef du Parti québécois cible également la défense de la laïcité et autres choix démocratiques que le fédéral tente d’invalider. Dans la foulée des prises de position sémantiques ayant secoué le milieu universitaire, Paul St-Pierre Plamondon se dit défenseur de la liberté d'enseignement et d’expression.

La condamnation publique et la suspension de certains enseignants pour le simple fait d’avoir cité des œuvres littéraires de notre histoire n’auraient jamais pu être pensables il y a à peine quelques années au Québec, écrit-il. De plus en plus influencées par le virage idéologique du Canada sur ces questions, de nombreuses universités québécoises se sentent forcées de céder devant l’intimidation.

Selon ses grandes orientations, son gouvernement remplacerait la Loi sur les Indiens par un régime négocié de nation à nation avec les Premières Nations et les Inuits.

Un court passage propose enfin de soutenir, à titre d’allié, la pérennité des communautés francophones au Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

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