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Emmanuella Lambropoulos « peut apprendre de ses erreurs », dit Mélanie Joly

Mélanie Joly, Emmanuella Lambropoulos et Justin Trudeau sont au parlement.

La ministre Mélanie Joly estime qu'Emmanuella Lambropoulos peut rester au sein du caucus libéral.

Photo : Radio-Canada / Adrian Wyld

Thomas Laberge

Le gouvernement libéral a été sur la sellette toute la semaine en raison des propos controversés de la députée libérale de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, au sujet du déclin du français à Montréal.

Je ne veux pas appeler ça un mythe; [...] nous entendons que le français est en déclin. J’ai entendu cela à plusieurs reprises, mais j’ai besoin de preuves pour y croire, a-t-elle dit – en anglais – lors d’une séance du comité des langues officielles.

Il n’en fallait pas moins pour déchaîner les passions à la Chambre des communes. Les partis d'opposition ont clamé que les propos d’Emmanuella Lambropoulos reflétaient ce que beaucoup de libéraux pensent au sujet du français.

Elle a sa place au caucus

En entrevue aux Coulisses du pouvoir, la ministre des Langues officielles, Mélanie Joly, a affirmé qu’Emmanuella Lambropoulos pouvait conserver son siège à la Chambre des communes.

Elle a sa place au caucus. [...] Elle s’est excusée, elle a décidé de quitter le comité et ça fait partie d’un cheminement politique qui peut être difficile.

La ministre des Langues officielles, Mélanie Joly

Elle pense également que sa collègue peut tirer profit de cette expérience.

Je pense que le travail qu'elle doit faire, c'est d’aller chercher des appuis dans son comté [...] et, très certainement, d’apprendre les dynamiques linguistiques au Québec et au pays. [...] Elle peut apprendre de ses erreurs.

Mélanie Joly estime que le fait que sa collègue soit une femme a pu rendre les réactions à son endroit plus virulentes.

Être une femme en politique, ça peut être une force, ça peut être synonyme de changement et de rupture avec l’ordre établi. Mais lorsqu’on commet une erreur alors que les attentes sont grandes, on peut rapidement tomber dans les préjugés et la misogynie, affirme-t-elle.

Une crise, ça permet d’apprendre

Mélanie Joly se reconnaît dans ce qu’a vécu la députée de Saint-Laurent. En 2017, lors du controversé dossier de la taxe Netflix, elle avait dû elle aussi traverser une tempête médiatique importante.

Celle qui était à l’époque ministre du Patrimoine canadien avait annoncé une entente de 500 millions de dollars avec Netflix pour la production de contenus canadiens, en refusant toutefois de percevoir la taxe de vente sur les abonnements. Une décision qui avait soulevé un tollé.

Critiquée pour sa gestion du dossier, elle avait été rétrogradée par le premier ministre, Justin Trudeau, lors du remaniement de juillet 2018.

Mélanie Joly, qui est maintenant responsable du dossier du développement économique en plus des langues officielles, affirme que cette expérience l’a fait cheminer.

Avoir vécu une crise par le passé, ça permet d'apprendre.

L’intégrale de l’entrevue avec Mélanie Joly sera présentée à l’émission Les coulisses du pouvoir à 11 h HE sur RDI et ICI TÉLÉ.

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