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Trois pistes de solution contre l’échec scolaire en temps de pandémie

Des élèves portant des masques en classe dans une école secondaire.

Le psychologue propose notamment de retenir les services de responsables de la persévérance et de mentors dans les écoles pour faire face à l'échec scolaire.

Photo : Radio-Canada / Dominic Martel

Radio-Canada

Nommer des responsables de la persévérance dans les écoles, recruter des mentors et réserver les services de professionnels spécialisés pour les jeunes en difficulté sont les pistes de solution que propose un spécialiste de l'adaptation et de la réussite scolaire pour faire face à l’échec scolaire, accentué par la pandémie.

En entrevue à RDI Matin, Égide Royer, psychologue et spécialiste de l'adaptation et de la réussite scolaire, dresse un tableau peu reluisant de la situation.

Le taux d'échec à triplé, selon les observations de la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement (FQDE). Au lieu du 10 % habituel, qui était déjà élevé, les écoles font maintenant face à un taux de 30 %.

On n’est pas dans une situation de rattrapage. On est dans une situation où l’écart entre les gens en difficulté ou issus des milieux les plus défavorisés et les autres va en augmentant.

Égide Royer, psychologue et spécialiste de l'adaptation et de la réussite scolaire

Pour Égide Royer, il y a de quoi s’alarmer. Les conditions sanitaires ont joué très lourd, dit-il, en rappelant que la pandémie a posé de sérieux défis en ce qui a trait à la disponibilité des ressources, alors qu’on manquait déjà de personnel en milieu scolaire.

Des professionnels spécialisés destinés aux élèves en difficulté ont été un peu éloignés de leur mission première et amenés en partie à jouer un rôle d’encadrement, voire d’enseignement, dit-il.

La pandémie ne sera un jour qu’un souvenir, mais les retards de lecture vont influencer tout le cursus scolaire de ces jeunes, fait remarquer Égide Royer.

Au-delà du constat, les pistes de solution existent et devraient être mises en place dès le retour en classe en janvier dans les écoles secondaires, insiste le psychologue.

Il faudra nommer un responsable de la persévérance et de la réussite scolaire, dont la tâche sera de s’occuper entièrement de ce dossier. Le psychologue souligne en outre le rôle du mentorat pour accompagner les jeunes les plus vulnérables.

Il s’agit de repérer les meilleurs étudiants qui ont fini leur secondaire 5 dans les trois dernières années et de créer un genre de banque de mentors ou de tuteurs pour les élèves en difficulté.

Par ailleurs, insiste M. Royer, la tâche des professionnels et des orthopédagogues doit être consacrée à 100 % aux élèves en difficulté et on doit tasser toute tâche connexe qu’on pourrait leur donner.

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