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Ottawa et Londres concluent une entente commerciale transitoire

Les autorités portuaires d'Halifax considèrent l'option de déménager un terminal à conteneurs du côté de Dartmouth.

Le Canada et le Royaume-Uni reconduiront de façon intérimaire le traité de libre-échange qui a cours avec l'Union européenne.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Canada et le Royaume-Uni ont annoncé samedi être arrivés à un accord commercial intérimaire reconduisant le traité de libre-échange qui a cours avec l'Union européenne, et ce, jusqu’à ce qu’une entente post-Brexit soit négociée entre les deux pays.

Même si le Royaume-Uni ne fait plus politiquement partie de l’Union européenne (UE) depuis la fin du mois de janvier, les échanges entre le Canada et lui sont couverts jusqu'au 31 décembre par l’Accord économique et commercial global (AECG) qu'Ottawa a signé avec l’UE.

Si Ottawa et Londres n’étaient pas arrivés à une entente, les tarifs douaniers fixés par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) auraient été appliqués aux échanges économiques entre les deux pays dès le 1er janvier 2021. Ces tarifs oscillent en moyenne entre 3 et 4 %.

Selon la ministre canadienne du Commerce international, Mary Ng, les négociations du nouveau traité de libre-échange avec le Royaume-Uni commenceront en 2021.

Nous travaillerons à un accord ambitieux et de haut niveau mettant l'accent sur les femmes, l'environnement, les petites entreprises ainsi que l'importance du commerce numérique.

La ministre canadienne du Commerce international, Mary Ng
Boris Johnson et Justin Trudeau se serrent la main et sourient pour les photographes.

Les premiers ministres du Royaume-Uni et du Canada, Boris Johnson et Justin Trudeau, lors du Sommet du G7 de Biarritz, en France, le 24 août 2019

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

L’accord économique intérimaire a été annoncé virtuellement par les premiers ministres canadien et britannique, Justin Trudeau et Boris Johnson, et par leurs deux ministres du Commerce international.

Jugeant que l’entente de continuité de libre-échange entre le Canada et le Royaume-Uni est parfaite pour que nos entreprises puissent continuer à travailler ensemble, le premier ministre Trudeau s'est fait répondre par Boris Johnson que les futures négociations allaient permettre de faire mieux que ça. On va faire beaucoup mieux que ça, a rétorqué M. Trudeau.

Lors de l'échange, Boris Johnson a aussi souligné que le Canada et le Royaume-Uni partageaient tous deux une vision verte de l'avenir et a donné l'exemple d'un produit canadien de cette catégorie ayant traversé l'Atlantique jusqu'à Londres : le BIXI.

Il y a 12 ans, je suis devenu maire de Londres. Je devais mettre des vélos libre-service dans les rues. Nous devions chercher le meilleur rapport coût-efficacité. Les meilleurs vélos étaient faits au Canada. Ils ont eu un succès fantastique dans les rues de notre capitale, a commenté M. Johnson.

Le fait de reconduire l'AECG permettra d'éviter les droits de douane sur 98 % des produits canadiens exportés vers le Royaume-Uni, selon Affaires mondiales Canada.

En 2019, le Royaume-Uni constituait pour le Canada le plus grand marché d'exportation de marchandises en Europe et le troisième au niveau mondial.

Au total, le commerce bilatéral de marchandises entre le Canada et le Royaume-Uni s'est élevé à 29 milliards de dollars en 2019, ce qui fait du pays européen le cinquième partenaire commercial du Canada après les États-Unis, la Chine, le Mexique et l'Union européenne.

Les conservateurs auraient voulu des changements

Bien qu’heureux de voir qu’un accord a été conclu avant le 31 décembre, les conservateurs critiquent le fait que le gouvernement libéral ait attendu jusqu'au dernier moment pour agir sur des questions commerciales importantes.

Déplorant que Justin Trudeau n’ait pas pris au sérieux ces négociations commerciales, ils affirment que de nombreuses industries aimeraient voir des amendements à l’accord conclu avec l’Union européenne et regrettent que trois années de négociations n'aient pas permis de concrétiser ce souhait.

Selon eux, l’accord transitoire n'apportera que peu de certitudes aux entreprises et aux travailleurs canadiens qui dépendent de l'accès au marché du Royaume-Uni.

Le Québec favorable à cette transition

Québec dit se réjouir de cet accord transitoire, qui sera globalement positif pour les entreprises québécoises.

Le Québec est satisfait, par ailleurs, de constater qu'aucun accès additionnel n'a été accordé par le Canada au Royaume-Uni pour les produits des secteurs sous gestion de l'offre, ce qui confirme que les quantités de fromage qui entreront au Canada n'augmenteront pas, a indiqué le cabinet du ministre de l'Économie et de l'Innovation dans un communiqué.

Le gouvernement Legault s’est aussi félicité de voir que les accès aux marchés publics du Canada et du Royaume-Uni seront maintenus dans le cadre de l'accord : Les fournisseurs québécois et canadiens conserveront donc l'accès aux contrats publics britanniques dont ils bénéficient en vertu de l'AECG.

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