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Exposé au virus? Attention à la politique de votre employeur

Le risque de perdre deux semaines de travail pour une exposition à faible risque peut exister.

Une serveuse qui travaille sur une terrasse porte un masque.

Une serveuse qui travaille porte un masque.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Radio-Canada

Deux avocats d'Halifax affirment qu'il est important de prêter attention à la politique COVID-19 de votre entreprise lorsqu'il s'agit de dire à votre patron que vous étiez sur un lieu d'exposition potentielle du virus.

Ce mois-ci, environ 40 endroits publics, la plupart dans la grande région d'Halifax, ont été signalés par la Santé publique de la Nouvelle-Écosse comme lieux possibles d'exposition. Selon un porte-parole du ministère de la Santé, chaque avis d'exposition fournit des informations spécifiques aux personnes qui se trouvaient en ces lieux.

Alors que certains avis demandent simplement aux gens de surveiller eux-mêmes leurs symptômes, d'autres exigent que toute personne présente sur place au moment de l'exposition se soumette à un test de dépistage de la COVID-19.

Doit-on obligatoirement aviser son employeur? Non, répond une avocate.

En l'absence d'une directive de la Santé publique ou d'une exigence explicite de votre employeur, il n'y a pas d'obligation particulière d'informer votre employeur que vous vous êtes rendu dans un endroit où l'un de ces avis a été émis, affirme Jillian Houlihan, avocate au cabinet Pink Larkin, à Halifax.

Elle ajoute que lorsque les autorités provinciales demandent seulement aux individus de surveiller leurs symptômes, le risque qu'une personne contracte le COVID-19 à partir du lieu d’exposition est extrêmement faible.

Dans ce cas, cette avocate se méfie du partage de ces informations, sauf en cas de nécessité absolue.

Elle indique que certains employeurs pourraient renvoyer une personne sans symptômes à la maison, sans salaire, pendant deux semaines, même si ce travailleur n'a eu qu'un faible risque de contracter le virus.

C'est demander beaucoup aux employés, a déclaré Me Houlihan. Beaucoup de gens n'ont pas accès à un congé payé dans une situation où ils ne sont pas les bienvenus sur leur lieu de travail, ils n'ont peut-être pas la possibilité de travailler à domicile.

Auto-évaluation et lutte commune contre la COVID-19

Michael Murphy, avocat spécialisé dans le travail et l'emploi chez McInnes Cooper, dit pour sa part comprendre qu'il peut y avoir une crainte de manquer le travail, mais que les travailleurs doivent s'assurer de comprendre la politique de leur employeur sur la COVID-19 avant de garder ces informations pour eux.

Certains travailleurs sont tenus au travail de se soumettre à une auto-évaluation de la COVID-19, qui leur demande s'ils ont été en contact avec une personne atteinte de la maladie, ou s'ils ont été exposés au virus .

Une main recouverte d'un gant médical bleu tient un goupillon pour prélever un échantillon dans la narine d'une personne.

Les individus peuvent contacter le 811 effectuer une évaluation de la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Selon Me Murphy, le fait de ne pas répondre honnêtement à ce questionnaire pourrait exposer une personne à une forme quelconque de mesure disciplinaire.

Il croit que les employés doivent prendre des précautions raisonnables pour assurer la santé et la sécurité de leur lieu de travail.

S'ils savent qu'ils ont été sur un site où il y a eu une exposition, dit Me Murphy, et qu'ils ne le signalent pas à l'employeur, et que quelque chose de malheureux s'ensuit, il pourrait y avoir une responsabilité potentielle pour eux.

Se faire dépister est quelque chose que les gens devraient faire, cela fait partie de la lutte contre la COVID, ajoute Michael Murphy.

Le ministère de la Santé en Nouvelle-Écosse indique que toute personne présentant des symptômes de la COVID-19, qu'elle ait ou non été exposée au virus, doit remplir l'auto-évaluation en ligne ou contacter le 811, et rester chez elle si elle ne se sent pas bien.

Avec les informations de CBC

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