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Zone rouge : les restaurateurs sherbrookois s’accrochent

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Pancarte du restaurant Auguste, au centre-ville de Sherbrooke

Le restaurant Auguste, au centre-ville de Sherbrooke

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’annonce du premier ministre François Legault, jeudi, de prolonger les mesures sanitaires en vigueur dans les zones rouges jusqu’au 11 janvier, entraînant notamment la fermeture des salles de spectacle, des gyms et des restaurants, est un coup dur pour les restaurateurs sherbrookois à l’approche des Fêtes.

On a perdu tous nos clients. Nous n’avons pas de revenus. On ne travaille plus, et on a aussi perdu nos employés, se désole Fardad Tadbiri, propriétaire du restaurant L, au centre-ville de Sherbrooke.

La salle à manger de ce restaurant spécialisé en cuisine iranienne est désormais vide. Fardad Tadbiri et sa conjointe Maryam proposent des mets à emporter. Mais l’engouement n’est pas au rendez-vous. [Beaucoup de nos clients] ne sont pas habitués avec les nouvelles conditions pour les mets à emporter, souligne-t-il.

L’expérience que le restaurateur offre n’est pas vraiment la même avec les mets à emporter. Il y a certains plats qui doivent se manger chauds, fraîchement préparés. S’ils restent dans la cuisine pour être transportés ensuite, ils perdent de la qualité et du goût, précise Fardad Tadbiri.

12 mises à pied au restaurant Auguste

Du côté du restaurant Auguste, beaucoup de clients y allaient avant tout pour l’expérience. La fermeture de la salle à manger à entraîné 12 mises à pied sur un total de 17 employés. On est rendus cinq. Ça donne une claque, lance pour sa part Lisandre Vaugeois, serveuse et gérante dans ce restaurant bien ancré dans le centre-ville de Sherbrooke.

Les mets à emporter ne sont qu’un moyen de subsistance pour le restaurant. On le fait parce qu’on veut rester dans la game et aussi dans la tête des gens, admet Mme Vaugeois. On le fait temporairement et on espère que ça sera le plus court possible, ajoute-t-elle.

D'autres restaurants tirent leur épingle du jeu

Du côté du restaurant Baumann, le restaurant vide et un autre local loué ont été transformés en petite usine pour la fabrication de mets préparés, qu’il suffit de réchauffer à la maison. On offre du tout prêt, c'est complet à 85%, assure Suzy Rainville, chef et copropriétaire du restaurant.

Une nouvelle conversion qui rapporte et qui ouvre de nouveaux horizons autant chez Baumann qu’au restaurant Pizzicato. Le restaurant tire son épingle du jeu avec la distribution de pâtes fraîches. Toutefois, le propriétaire, Alexandre Côté, parle d'une solution davantage imposée que désirée. On avait le vent dans les voiles, alors la croissance a été freinée, des projets ont été mis sur la glace, regrette-t-il.

De plus, à la déception, s'ajoute également une part d'incompréhension. On est en mesure d'accueillir les gens de façon sécuritaire dans les lieux ici, dans la mesure où ils sont distancés, assure M. Côté. Un avis partagé par la plupart des restaurateurs sherbrookois rencontrés, vendredi.

Avec les informations d’Alexis Tremblay

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