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Les élus à Fredericton toujours incapables de débattre en mode virtuel

Avec la moitié des élus en zone orange, des députés se demandent pourquoi les travaux de l’Assemblée législative doivent encore se faire en personne.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Plusieurs députés vus par webcam, chacun dans sa fenêtre, sur un écran d'ordinateur.

Les élus fédéraux lors d'une session virtuelle de la Chambre des communes en avril 2020. Les travaux de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick ne peuvent toujours pas se dérouler de cette manière.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

Environ la moitié des députés à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick représentent une région qui est à la phase orange du plan de la province pour freiner la propagation du coronavirus qui cause la COVID-19.

La région de Saint-Jean passe à cette étape samedi, rejoignant ainsi celle de Moncton, devenue une zone orange vendredi.

À Fredericton, les parlementaires hésitent toutefois sur les moyens à prendre pour poursuivre les travaux.

Contrairement au gouvernement fédéral à Ottawa, le gouvernement du Nouveau-Brunswick n'est pas prêt à passer en mode virtuel pour les débats parlementaires.

Le président de la Chambre et d'autres personnes vêtues de toges noires et le visage couvert d'un masque noir.

Les travaux de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick en novembre 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Tous les députés doivent maintenant porter le masque en tout temps, même lorsqu'ils parlent en Chambre.

Avec l’augmentation des cas de COVID-19 dans la province, cette simple mesure n’est plus suffisante, craignent certains élus.

Il faut que l'Assemblée législative, par l'entremise du comité qui l'administre, implante un modèle qui utilise les technologies où nous pourrions faire nos travaux à distance comme le Parlement canadien [réussit] à le faire depuis déjà quelque temps, dit Roger Melanson, le chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick et chef de l’opposition officielle.

Roger Melanson porte un masque et participe à une mêlée de presse.

Roger Melanson, chef de l’opposition officielle à Fredericton et chef intérimaire du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, le 20 novembre 2020.

Photo : Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick s’est doté d’une charte de couleurs pour indiquer le niveau de vigilance face au coronavirus et dicter les restrictions qui s’appliquent. Il y a quatre niveaux d’alerte (Nouvelle fenêtre) : de la moins grave à la plus sérieuse, ce sont les phases verte, jaune, orange et rouge.

Si jamais des zones passaient en phase rouge, les députés qui représentent les circonscriptions qui s’y trouvent seraient découragés de se déplacer d’une région de la province à une autre.

Un député ne peut pas être arrêté de venir représenter les gens qu'il représente, dit Kevin Arseneau, député du Parti vert dans Kent-Nord. Faudra trouver des moyens de travailler autour de ça.

Son chef, David Coon, représente une circonscription à Fredericton, toujours en zone jaune, mais est néanmoins contrarié par l’impossibilité de passer au mode virtuel.

David Coon porte un masque et participe à une mêlée de presse.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick, le 20 novembre 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Je suis un peu fâché que nous n'avons pas, maintenant, un système de technologie hybride [pour] assurer la participation de tous les députés, déclare M. Coon.

Le manque de préparation à Fredericton étonne ces élus, considérant que le même dilemme s’est présenté le printemps dernier.

Kevin Arseneau porte un masque et participe à une mêlée de presse et ajuste ses lunettes.

Kevin Arseneau, député du Parti vert du Nouveau-Brunswick, le 20 novembre 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Je ne comprends pas, dit Kevin Arseneau. Il y a eu des discussions à propos de la technologie qui ont été amenées depuis le mois d'avril 2020, et donc on devrait avoir des solutions.

L’Assemblée législative doit fonctionner

En l’absence de débats par vidéoconférence, les travaux parlementaires doivent absolument se poursuivre, selon le chef des libéraux néo-brunswickois.

L’Assemblée législative doit fonctionner, doit être en mesure de débattre des projets de loi et d'adopter des projets de loi, ou de refuser des projets de loi. Ça fait partie de notre démocratie, martèle Roger Melanson.

L'installation d'une technologie permettant la participation virtuelle des députés semble avoir été oubliée dans le tourbillon des derniers mois. Tout ce qui touche le fonctionnement de l’Assemblée législative relève du président de la Chambre. Il y a eu des élections et un changement de président en septembre.

Le comité d'administration de l'Assemblée législative se réunit mardi prochain pour tenter de trouver une solution à la situation actuelle.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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