•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Femme autochtone frappée et traînée au sol : la commissaire de la GRC promet une enquête

Deux agents traînent Genesta Garson par les bras sur un sol de ciment.

Deux agents de sécurité communautaire traînent Genesta Garson évanouie jusqu'à sa cellule dans un point de service de la GRC à Thompson dans le nord du Manitoba.

Photo : Gendarmerie royale du Canada (GRC)

Radio-Canada

La commissaire de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), Brenda Lucki, affirme que s’il est prouvé qu’ils ont intimidé une femme pour qu’elle retire sa plainte, les agents impliqués devront répondre de leurs actes.

Nous devons voir ce qu’il s’est passé et si des membres de la GRC ont fait quelque chose, a-t-elle expliqué après avoir été interrogée par un reporter du Winnipeg Free Press.

Si c’est prouvé que nos membres ont intimidé une personne qui voulait déposer plainte, nous nous en occuperons. Ces gens seront tenus pour responsable. Ce n’est pas acceptable.

Brenda Lucki, commissaire, GRC

Ces commentaires de la commissaire interviennent après que CBC ait publié une vidéo datant de janvier 2018.

Frappée au visage

Le 6 janvier 2018, une jeune femme qui semble ivre se trouve devant l'Hôtel Northern de Thompson, au Manitoba. Deux agents de sécurité communautaire interviennent. Ils transportent Genesta Garson, 19 ans, de la Nation crie Tataskweyak, à un point de service de la GRC.

La vidéo publiée par la CBC montre ce qui s'est passé au point de service. La jeune femme avoue avoir bu quelques bières. Elle doit ôter plusieurs épaisseurs de vêtements et enlever son soutien-gorge pour des raisons de sécurité.

À ce moment-là, deux agents de sécurité communautaires de la Ville de Thompson et une agente de la GRC sont avec elle.

Dans la vidéo, Genesta Garson semble hésiter avant d’enlever sa ceinture. Elle recule au moment où un des agents s’approche d'elle. Elle enlève sa ceinture et la lance vers l’agent de sécurité et l’agente de la GRC.

Un des agents de sécurité communautaire la frappe alors au visage et sa tête heurte le mur. Genesta Garson semble perdre connaissance, elle tombe et sa tête frappe le plancher de ciment.

Les deux agents de sécurité prennent la jeune femme par les mains et la traînent au sol jusqu’à une cellule. Des ambulanciers arrivent 15 minutes plus tard pour transporter Genesta Garson à l’hôpital.

Une plainte déposée

Avec l’aide de son avocat, Rohit Gupta, la Genesta Garson a déposé une plainte formelle contre la GRC dans le cadre de la Commission civile d’examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC.

Genesta Garson affirme qu'à plusieurs reprises, différents agents de la GRC se sont présentés à sa résidence de Split Lake, à 140 km au nord de Thompson, pour lui demander de retirer sa plainte.

Mme Garson dit avoir succombé à la pression et au harcèlement, et a signé un document demandant le retrait de sa plainte.

À la suite de l’enquête de CBC, la GRC a dit qu’elle allait revoir la formation de ses agents communautaires et les actions de ses membres.

Les agents de sécurité communautaire ne sont pas des membres de la GRC, mais des employés de la Ville de Thompson. Selon la Ville, ils n’occupent plus leur poste, mais l’un d’eux est toujours un employé.

La commissaire Brenda Lucki affirme qu’il n’y a pas de marge de manoeuvre dans ce genre de situation, car les gens doivent avoir confiance à la GRC.

Nous comptons sur les gens pour qu’ils viennent nous voir quand il leur est arrivé quelque chose, affirme-t-elle. Donc, si nos membres ont fait quelque chose comme ça, ils en seront tenus responsables.

Avec les informations de Kristin Annable

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.