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Les technologistes médicaux épuisés par le dépistage massif

Une employée de laboratoire manipule des échantillons.

C'est au laboratoire du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières que sont effectuées les analyses des tests de dépistage de la COVID-19 pour tout le CIUSSS MCQ.

Photo : Laboratoire du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR)

Radio-Canada

Dans les laboratoires de la région, les employés multiplient les heures supplémentaires. La charge de travail des technologistes médicaux est alourdie par la multiplication des tests de dépistage. Elles estiment que leur travail est peu reconnu par le gouvernement.

Les technologistes médicaux souhaitent obtenir la prime COVID de 8 % offerte aux travailleurs de la santé. Même si elles ne sont pas en contact direct avec les patients, elles estiment être elles aussi en première ligne. On ne sait même pas si on peut être contaminées avec les échantillons. Il faut toujours prendre plus de précautions, raconte Valérie Nolet, technologiste médicale.

Elles sentent une forme d'injustice présentement, explique Véronique Neth, présidente de l’Alliance du personnel professionnel et technique du réseau de la santé et des services sociaux. Selon l’alliance, environ 15 000 heures supplémentaires en huit mois ont été effectuées par les 375 technologistes médicales du territoire.

Après la première vague, les technologistes espéraient avoir un répit, mais les cliniques de dépistage massif ont été mises en branle, venant alourdir la tâche. À chaque fois qu’on pense qu’on est correctes, c’est pas encore assez, déplore Stéphanie Gélinas, coordonnatrice technique en microbiologie à l’hôpital du Centre-de-la-Mauricie.

En sous-effectifs avant la crise

Valérie Nolet explique qu’avant le début de la crise, le personnel manquait déjà. Il y en a qui était en maladie, d'autres qui sont tombées en congé de maternité, d'autres qui sont parties, précise la technologiste médicale.

Ça prend du personnel, mais on n'a pas plus de monde.

Valérie Nolet, technologiste médicale

Elles se disent fatiguées et sont inquiètes pour la santé mentale de leurs collègues alors que les heures supplémentaires s’accumulent depuis le mois de mars. Il y en a qui restent parce qu'ils ne veulent pas nous mettre dans "marde", mais il y en a qui devrait partir pour épuisement professionnel, estime Valérie Nolet.

Les technologistes médicales anticipent maintenant le congé des Fêtes et craignent de devoir travailler pendant toute la période. Elles appréhendent l’hiver qui pourrait apporter davantage de cas.

Avec les informations de Catherine Bouchard

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