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La Colombie-Britannique envisage de fermer ses frontières

Trois drapeaux côte à côte dans le vent : un de l'Alberta, un du Canada et un de la Colombie-Britannique.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan a appelé Ottawa à une stratégie pancanadienne sur les déplacements entre les provinces.

Photo : Shutterstock

Avec l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 partout au Canada, le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a demandé à Ottawa de mettre en place une stratégie pancanadienne sur les déplacements.

J'encourage le premier ministre à saisir cette opportunité [...] nous devons être certain que les résidents de Coquitlam suivent les mêmes règles que ceux de Chicoutimi, a dit le premier ministre de la Colombie-Britannique.

Si le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, dit entendre le message de son homologue provincial, il considère que le gouvernement fédéral n’a pas à s'immiscer dans ce dossier.

On n’a pas besoin que le gouvernement fédéral vienne amener la loi sur les mesures d'urgence pour empêcher les déplacements, si les provinces décident d'amener des règles de plus, elles peuvent le faire, a déclaré le premier ministre.

Justin Trudeau et John Horgan.

Justin Trudeau laisse le choix aux provinces de fermer ses frontières pour enrayer la propagation de la COVID-19. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Un avis que partage Frédéric Boily, politologue de l’Université de l’Alberta. Selon l’expert, une approche mur à mur nationale ne serait pas adaptée aux besoins de chaque province du Canada.

C'est la responsabilité des gouvernements provinciaux de s'occuper des systèmes de santé et ressources financières [...] donc de voir le gouvernement fédéral dans ce domaine ne serait pas de bon augure, affirme M. Boily.

Ça serait vraiment difficile à gérer, ça serait vraiment quelque chose de majeur.

Frédéric Boily, professeur de science politique, Université de l’Alberta

Pour Frédéric Boily, la Colombie-Britannique va plutôt prendre des mesures drastiques à l’interne avant de fermer les frontières.

Si la Colombie-Britannique venait à fermer ses frontières, dont avec l’Alberta, les répercussions économiques avec son voisin seraient importantes, affirme M. Boily. John Horgan ou Jason Kenny seraient réticents à avoir des points de contrôle aux frontières provinciales et d'avoir des limitations légales, souligne le politologue.

Résidente à Nelson dans la région des Kootenay, en Colombie-Britannique, Amélie Sauquet voit chaque jour plusieurs plaques d’immatriculation provenant de partout au Canada, dont bon nombre de l’Alberta.

Nelson.

La petite ville de Nelson, dans la région West Kootenay de la Colombie-Britannique

Photo : Hello BC / hellobc.com

Si elle comprend l’attrait des touristes pour les belles montagnes et les lacs du coin, elle redoute l’augmentation de cas de COVID-19 près de chez elle.

Par ailleurs, elle espère que l’appel du premier ministre de la Colombie-Britannique va encourager les visiteurs à ne pas commettre d’imprudence.

C'est sûr que c'est triste à dire, mais je préfère que les gens voyagent plutôt dans leur province, déclare Amélie Sauquet.

La frontière canado-américaine, un plus gros problème

Une fois de plus, Ottawa et Washington ont prolongé d'un mois leur entente sur la fermeture de la frontière terrestre canado-américaine. Selon Frédéric Boily, la porosité de la frontière entre les deux pays représente un plus gros problème pour la Colombie-Britannique et l’Alberta.

Ce qui pourrait survenir, c’est que John Horgan et Jason Kenny fassent plus de pression sur le gouvernement fédéral pour que ça soit plus strict à la frontière, confie M. Boily.

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