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527 nouveaux cas de COVID-19 chez les Premières Nations du Manitoba en une semaine

Une main gantée tient un écouvillon.

Plus de la moitié des 63 Premières Nations du Manitoba rapportent des cas de COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada

La COVID-19 continue de se propager de façon alarmante dans les Premières Nations du Manitoba, selon les données rendues publiques par l’équipe de coordination responsable de la réponse à la pandémie de l’Assemblée des chefs du Manitoba.

Depuis vendredi dernier, 527 nouveaux cas de COVID-19 ont été rapportés dans les Premières Nations, où l'on compte 2 155 infections depuis le début de la pandémie. Sur les 1 401 cas actifs, 531 concernent des personnes qui vivent dans des communautés et 870 des gens qui vivent en dehors des communautés.

Plus de la moitié des 63 Premières Nations du Manitoba rapportent des cas de COVID-19.

Le taux de positivité sur 5 jours chez les Autochtones est de 18 %. Il est de 13,7 % pour l’ensemble de la province, vendredi.

Les décès attribuables au nouveau coronavirus dans les Premières Nations suscitent aussi des inquiétudes. En effet, 9 des 27 décès rapportés dans les Premières Nations depuis le début de la pandémie se sont produits au cours de la semaine qui vient de se terminer, selon la Dre Marcia Anderson, qui est membre de l’équipe de coordination responsable de la réponse à la pandémie.

Les derniers jours ont été difficiles, dit-elle.

Le deuil collectif est un poids difficile à assumer, ajoute-t-elle. En tant que personne qui travaille dans le système, il y a un sentiment d’urgence et un sentiment que nous faisons assurément de notre mieux, mais que ce n’est toujours pas suffisant pour éviter ces [taux de] mortalités. C’est vraiment difficile à vivre pour tout le monde.

Très préoccupant

Les tendances observées auprès de la population en général, au Manitoba, n’augurent rien de bon pour les Premières Nations en particulier, explique-t-elle.

Les taux de positivité, le nombre de personnes hospitalisées, le nombre de gens dans les unités de soins intensifs et le nombre de morts, tout cela reste préoccupant, a-t-elle mentionné dans le cadre d’une rencontre de l’Assemblée des chefs du Manitoba sur Facebook, vendredi.

La Dre Anderson a souligné l’importance des mesures plus strictes entrées en vigueur vendredi et qui interdisent les rassemblements dans les maisons. De plus, seulement cinq personnes peuvent maintenant assister à des funérailles, par exemple.

Repenser Noël

La Dre Anderson a aussi annoncé que les gens devront revoir leur façon de célébrer Noël cette année.

Il n’y a nulle part où aller et où se rassembler qui sera un endroit sécuritaire, dit-elle. Commencez à y penser : tout ce qui est important pour nous pendant les Fêtes, partager un repas, offrir des cadeaux, être ensemble, tout cela devra se faire d’une façon différente.

Elle rappelle que nous verrons les conséquences de nos gestes à Noël environ deux semaines plus tard.

La Dre Anderson demande aussi un meilleur appui pour les Autochtones à risque de contracter la maladie en milieu urbain : elle mentionne la nécessité de meilleurs liens avec la ligne Health Links, la mise sur pied d’un centre d’appel dans le nord de la province et l’accès à des tests de dépistage rapide.

Les Autochtones, rappelle-t-elle aussi, sont particulièrement vulnérables en raison de leurs piètres conditions de logement.

Il faut, dit-elle, que les gens puissent s’isoler de façon sécuritaire pour limiter la propagation de la maladie qui se répand plus facilement dans des logements surpeuplés.

Avec les informations de CBC

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure.

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