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Des experts évalueront l'impact des nombreux touristes dans la vallée de la Bow

Une femme est au bord d'un lac bordé de montagnes et de conifères enneigés, par une journée ensoleillée.

Le parc national Banff, traversée par la vallée de la Bow, attire en moyenne plus de 4 millions de visiteurs chaque année.

Photo : Reuters / Mark Blinch

Victime de son succès, il n’est pas rare de voir la vallée de la Bow congestionnée par un nombre excessif de visiteurs. Pour répondre aux défis que pose cet afflux de touristes, Parcs Canada mettra prochainement sur pied un groupe d'experts chargé de se pencher sur la question.

Entre montagnes et lacs mythiques, la réputation de la vallée de la Bow, dans le parc national Banff, n’est plus à faire.

L’endroit attire plus de 4 millions de visiteurs chaque année. En 2020, malgré la pandémie, plus de 3 millions de personnes s’y sont déjà rendues, selon les chiffres de Parcs Canada.

Une aubaine pour les commerçants de la vallée, tels que Christian Dubois, propriétaire du restaurant The Radiant.

Il n’y a pas beaucoup d'endroits au pays qui ont les avantages de Banff. Ici on a les bons côtés de la nature et la chance d’avoir un nombre suffisant de touristes toute l’année, même pendant la COVID, explique-t-il. C’est un endroit unique.

Il reconnaît pourtant que cet achalandage a aussi des inconvénients. C’est pourquoi il faudrait trouver le juste milieu entre ce qui est bon pour l'environnement et ce qui est bon pour le business, selon lui.

Les défis à relever

Embouteillages, pollutions, déchets ou encore interactions entre les humains et les animaux : ces phénomènes deviennent de plus en plus courants.

La rue principale de la ville de Banff avec une foule de personnes.

Le nombre de véhicules a augmenté de 30 % en 10 ans, avec des conséquences importantes dans certaines zones.

Photo : Radio-Canada

Selon Harvey Locke, résident de Banff, le parc national arrive à saturation.

On devrait gérer le parc comme un théâtre ou un stade de football qui sont complets. On doit décider d’un nombre maximum de visiteurs.

Une citation de :Harvey Locke, résident de Banff

Afin de maintenir l’intégrité écologique du parc national tout en continuant à offrir une expérience de qualité à ses visiteurs, Parcs Canada a décidé de se pencher sur ces enjeux.

Il formera un groupe d'experts qui sera chargé de proposer des pistes de réponses pour établir un cadre de conservation des lieux à long terme.

Pour que ce lieu emblématique soit protégé et que les générations d’aujourd’hui et de demain puissent en profiter, il faut s’engager à l’améliorer et à innover en permanence, déclare Ron Hallman, président et directeur général d’Agence Parcs Canada.

Le mandat n’est pas encore établi, mais le but sera de faire de la recherche et de regarder les recherches qui ont déjà été faites ces 30 dernières années dans des endroits similaires dans le monde, explique Daniella Rubelling, responsable de l'expérience des visiteurs au parc national Banff.

Daniella Rubelling à l'extérieur.

Daniella Rubelling, responsable de l'expérience des visiteurs au parc national Banff.

Photo : Radio-Canada

La question des transports

Le nombre de véhicules a augmenté en moyenne de 30 % en 10 ans, avec des hausses encore plus importantes dans certaines zones.

Les routes qui mènent au lac Louise et au lac Moraine par exemple ont connu des augmentations de trafic allant jusqu'à 70 %.

Comme plus de 8,3 millions de véhicules qui circulent dans le parc chaque année, une attention particulière sera apportée au transport et à son impact écologique.

La Ville de Banff s’efforce d’être une communauté environnementale modèle et nous sommes enthousiastes à l’idée d’un groupe d’experts chargé de susciter des idées d’avant-garde sur le transport vert, confie Karen Sorensen, la mairesse de Banff.

Karen Sorensen avec un masque sur le visage, en extérieur.

Chaque jour d'été, 5 000 véhicules de trop accèdent au parc national selon Karen Sorensen, la mairesse de Banff.

Photo : Radio-Canada

Elle considère le transport des personnes à destination de Banff et à l’intérieur du premier parc national comme le chaînon manquant pour faire de cet endroit un parc véritablement durable, dit-elle.

Combinée avec le leadership en matière de protection des écosystèmes et les réalisations en matière d’utilisation durable de l’énergie, de réacheminement des déchets et de transport public efficace, cette initiative promet d’accélérer notre cheminement vers des solutions qui aideront des millions de visiteurs chaque année à conserver localement et à inspirer mondialement, prédit-elle.

Les experts se pencheront sur les modes et les réseaux de transports, leurs interactions avec les communications, la façon dont les visiteurs trouvent l’information pour planifier leurs visites et se déplacer dans le parc national, décrit Daniella Rubelling.

L'idée d'une liaison ferroviaire

Les experts examineront également le projet d’un train reliant l'aéroport international de Calgary, le centre-ville de Calgary et celui de Banff.

Une carte indiquant le trajet que prendrait le train entre Calgary et Banff.

Si la ligne de train est construite, elle sera le fruit d’un partenariat entre le secteur public et le secteur privé.

Photo : Radio-Canada

Tandis que le restaurateur Christian Dubois est partagé sur la question, le résident de Banff Harvey Locke est convaincu que c’est un mauvais projet.

La question de l’intérêt public doit primer sur les intérêts privés. Il y a déjà la Transcanadienne et le chemin de fer principal du pays qui traversent le parc et cela crée déjà des défis uniques, pense-t-il.

Harvey Locke dehors avec les montagnes Rocheuses  derrière lui.

Harvey Locke est très impliqué dans la préservation de la nature à Banff avec diverses initiatives.

Photo : Radio-Canada

D’ici la fin de l’année, Parcs Canada fera appel à des partenaires autochtones, mais aussi au public pour élaborer le mandat du panel, qui sera constitué d’experts en gestion des aires protégées, en matière de transports, de technologies et de tourisme.

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