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Des stations de ski de l'Ontario s'inspirent de l'Australie

De jeunes enfants et leurs parents retirent leurs skis au terme d'une belle journée.

Les centres de ski de l'Ontario se sont adaptés pour offrir une expérience aussi normale que possible (archives).

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Des propriétaires de stations de ski en Ontario se sont inspirés de leurs homologues à l'autre bout du monde, en Australie, pour peaufiner leur préparation à l'aube de leur premier hiver au temps de la pandémie.

Leurs confrères en Océanie ont conclu leur saison il y a quelques semaines, de quoi offrir de précieux indices sur les pratiques optimales à employer pour faire tourner les remonte-pentes malgré la recrudescence du nombre de cas en Ontario.

Robert Huter, de la station de ski du mont Saint-Louis Moonstone, située à une heure et demie au nord de Toronto, est de ceux qui ont porté attention à la gestion de la situation en Australie.

On a pris des notes de leur façon de gérer l'achalandage, les inscriptions, les achats en ligne, etc. Ça a été d'une grande aide, dit-il, à quelques semaines de lancer la production de neige.

La plus importante leçon à tirer de tout cela, selon lui, c'est que les gens n'ont semble-t-il pas perdu l'intérêt pour le ski (alpin) et lorsqu'on ouvrira nos portes, il faudra être prêt à accueillir un peu plus de gens qu'anticipé.

Vue d'ensemble d'une piste de ski alpin et d'un remonte-pente en automne sans neige avec un canon à neige à l'arrêt au bas de la piste.

L'achat des billets des remonte-pentes se fera en ligne au mont St-Louis Moonstone, comme en Australie.

Photo : Avec l'autorisation de Rob Huter

L'Association des stations de ski de l'Ontario (ASSO) avait déjà commencé à établir un plan cet été, mais l'expérience australienne a confirmé les choix qui ont été faits dans la province, indique le président Kevin Nichol.

M. Nichol dit que ce ne sont pas toutes les stations de ski australiennes qui ont bien fait. En raison de la deuxième vague d'infections de COVID-19 qui a durement touché la région de Melbourne, certaines d'entre elles ont mis la clé sous la porte, ce qui a aussi servi d'avertissement pour l'association ontarienne.

Avec la flambée de cas qu'ils ont connue et les stations qui ont fermé, on a eu une bonne idée de ce qui nous attend ici si la situation ne s'améliore pas.

Kevin Nichol, Association des stations de ski de l'Ontario

Des leçons qui valent leur pesant d'or

Les leçons que peuvent offrir les stations de ski de l'Océanie sont d'autant plus précieuses dans le contexte de la pandémie puisqu'elles ont servi de pionnières au reste du monde.

Blue Mountain Resort, à Collingwood, a même profité d'une voix à l'interne. La société américaine qui gère ce centre de villégiature ontarien possède aussi une station de ski à Thredbo, en Australie.

En raison des conseils que nous avons reçus, nous avons déplacé beaucoup de ce que nous offrons en ligne. Tout devra être acheté à l'avance, ce qui facilitera le suivi et la gestion de l'achalandage, souligne une porte-parole.

Contrairement à sa consœur de l'hémisphère sud, la station de ski Blue Mountain a toutefois fait le choix de prioriser les abonnements saisonniers. Les billets quotidiens seront vendus uniquement en ligne et en quantité limitée. Cette décision est due aux différences concernant les pratiques du public des stations.

Une expérience enrichissante

Deux planchistes sur un télésiège.

Une station de ski n'a besoin que d'un remonte-pente pour fonctionner, dit Colin Hackworth.

Photo : Radio-Canada / Nassima Way

Colin Hackworth, de l'Association des domaines skiables de l'Australie, salue les efforts son industrie.

Nous ne savions pas quelle était la voie à suivre, mais on l'a trouvée. Et c'est un peu ce que gagnent les stations de ski de l'Ontario en s'appuyant sur ces essais, ces réussites et ces erreurs.

Nous sommes retournés à la base. On a remarqué que les stations de ski ont seulement besoin de faire tourner les remonte-pentes pour fonctionner. Ont-elles besoin des écoles de ski? Peut-être pas. La location d'équipements? Peut-être pas. Une cuisine? Peut-être que tout le monde peut s'apporter un lunch, évalue-t-il.

Ce qu'on retient le plus de la saison, c'est qu'on ne pouvait plus simplement se rendre à une station de ski, acheter un billet et skier. Vous deviez réserver une case horaire en ligne et je pense que c'est ce que vous verrez au Canada.

Colin Hackworth, Association des domaines skiables de l'Australie

M. Hackworth prévient que toutes les stations de ski n'opteront pas pour le même plan puisque leur clientèle diffère. À chacun son plan, tant que le succès et que le respect des mesures sanitaires suivent, conclut-il.

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