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Un confinement d’avant et d’après Noël difficilement réalisable pour plusieurs

Des décorations de Noël et un masque suspendus à une corde.

Les Québécois auront quatre jours pour se retrouver pendant les Fêtes.

Photo : getty images/istockphoto / Sergey Chayko

Radio-Canada

La mesure annoncée par le premier ministre François Legault, qui permet aux Québécois de célébrer Noël en groupes restreints du 24 au 27 décembre, est accueillie plutôt tièdement dans la région.

Ce contrat moral présenté par le gouvernement, jeudi, nécessiterait que les Québécois s’isolent une semaine avant et une semaine après Noël pour éviter la flambée des cas.

Les coiffeuses, qui voient habituellement les clients défiler en grand nombre au salon pendant la période des Fêtes, jugent la demande irréaliste.

Ces travailleuses autonomes craignent d'’importantes pertes de revenus.

Pour nous, c'est impossible d'arrêter de travailler. Nous louons les chaises de coiffure. Si les clientes ne sont pas présentes, on n'a pas de sous.

Caroline Blais, coiffeuse, Scoop Coiffure

Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre dans le réseau de la santé, il est également impensable pour les infirmières de rester chez elles pendant deux semaines. Elles se sentent frustrées et incomprises par le premier ministre.

C'est impossible! On ne peut pas donner des soins à distance. Un confinement est vraiment impossible pour nous. C'est de la colère. C'est une absence de reconnaissance , martèle la présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Bouchard.

L’isolement paraît très peu envisageable aussi pour une majorité de policiers, même si certains pourront le faire.

Pour nous, s'isoler une semaine avant, une semaine après, c'est sûr que c'est impensable comme policiers. Par contre, on a déjà des policiers qui ont des jobs de bureau et qui sont en télétravail. Eux, ils vont pouvoir respecter la directive du premier ministre , commente le porte-parole du Service de police de Saguenay, Luc Tardif.

D'après le reportage de Catherine Gignac

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