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Calgary Underground Film Festival : des documentaires chocs d'ici et d'ailleurs

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une femme presque nue se tient dans un décor de mailles rouges, avec un chapeau en plumes.

Le film Morgana présenté au festival CUFF volet documentaire, fait le portrait d'une mère au foyer de 50 ans qui se réinvente en une star de la pornographie.

Photo : CUFF / Garth Knight

Le festival Calgary Underground Film (CUFF) présentera des documentaires en ligne et en salle du 25 novembre au 1er décembre.

Le festival présente son volet documentaire pour une 8e année. Un total de 19 documentaires et de deux courts métrages seront à l'affiche.

Des visionnements seront offerts en ligne aux résidents de l'Alberta, mais aussi en salle au cinéma Globe à Calgary.

Au lendemain de la parution de cet article, le gouvernement albertain a annoncé de nouvelles restrictions afin de tenter de conternir la pandémie de COVID-19.

Le festival a donc dû s'ajuster en annulant la présentation de ses films en salle.

Cette année, l'équipe du festival a voulu offrir une programmation étoffée et variée en proposant des sujets qui favorisent les discussions, avec des documentaires féministes, autochtones et politiques ou qui nous racontent des histoires plus personnelles.

Parmi les films qui seront présentés se trouve le 4e film de l’ancien journaliste montréalais Jean-François Lesage.

C'est la toute première fois qu'il a la chance de présenter un film dans l’Ouest canadien.

Jean-François Lesage sourit à l'écran.

Le réalisateur Jean-François Lesage voulait créer un film plutôt nostalgique, d'où le choix du noir et blanc et de l'imitation du 16mm.

Photo : Radio-Canada

Le film intitulé Prière pour une mitaine perdue aborde la perte et l'espoir, un concept qui débute dans un des bureaux de la Société de transport de Montréal et qui va évoluer vers des discussions profondes.

Parmi les personnages présentés dans son film se trouve Suzanne, qui a perdu sa tuque préférée.

Plus tard dans le film on va apprendre qu’elle a perdu aussi son amoureux et elle va nous parler avec beaucoup de sincérité, raconte le réalisateur.

C’est vraiment ce genre de moments que je cherchais, où on passe d’une perte plus banale, plus matérielle, mais après ça, on ouvre sur des choses un peu plus profondes, ajoute-t-il.

Une scène du film Prière pour une mitaine perdue où une femme derrière une vitre parle avec une autre femme, de l'autre côté.

Un autre personnage du film a perdu son laisser-passer de métro. Une perte qui l'attriste, car une photo de ses parents décédés y était collée.

Photo : Les Films de l'Autre

Un autre film présenté par le festival est le résultat du travail du Québecois Thomas Rinfret, cinéaste et skieur professionnel.

Les derniers vilains plonge l'audience dans l'univers d'une célèbre famille de lutteurs, les Vachon.

Y'a des histoires vraies qui sont si fantastiques qu’on pourrait croire qu’elles sont fabriquées de toutes pièces. Celle que je vais vous lire en est une.

Extrait du film Les derniers vilains, de Thomas Rinfret.
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L'équipe derrière la production a choisi de jumeler illustrations et narration pour raconter la légende de ces lutteurs.

Photo : Vélocité International / Marc Tellier

Selon Thomas Rinfret, l'un des moments les plus touchants du documentaire survient lorsque Paul Vachon revoit pour la première fois depuis très longtemps un de ses fils lors d'une réunion familiale.

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Paul Vachon est au coeur de ce documentaire.

Photo : Vélocité International et Breakout Entertainment

En fait je suis tombé en amour avec le personnage, confie le réalisateur. Et c’est là que j’ai réalisé que j'allais passer plusieurs années sur le projet. Ça m'a pris cinq ans à le terminer. C’est une incursion dans la vie de Paul, ce n’est pas tant un film de lutte qu’un film sur l'homme, sur la vieillesse et l’amour, sur la liberté.

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