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Le personnel de laboratoire inquiet des impacts de la réorganisation des soins de santé

Un employé dans un laboratoire

Le syndicat s'inquiète de la nouvelle façon de gérer les prélèvements à la suite de la réorganisation des soins de santé.

Photo : Associated Press

Le syndicat représentant le personnel des laboratoires en Abitibi-Témiscamingue qui dénonce la façon dont été prises les décisions dans la réorganisation des soins de santé et les délais que cela pourrait causer.

La représentante nationale de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) pour l'Abitibi-Témiscamingue, Claudie Beaudoin, affirme que la réorganisation des services a fait en sorte d'allonger les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous, et que l’espacement entre chacun d’eux a été réduit, afin de recevoir plus d'usagers.

Cette situation pourrait selon elle avoir des conséquences négatives, plus particulièrement en ces temps de pandémie.

Présentement, il y a des endroits où le délai a été raccourci à cinq minutes par usager. Nécessairement, si c’est plus difficile à faire le prélèvement pour un usager, si ça prend 20 minutes, ce sont tous les usagers suivants qui vont attendre plus longtemps. On est en contexte de pandémie, ça va faire des gens qui sont dans les salles d’attente, la proximité va s’installer. C’est inquiétant à ce niveau-là , remarque Mme Beaudoin.

Selon l’APTS, un manque de communication a eu lieu entre le CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), responsable des laboratoires de prélèvements dans la région. Claudie Beaudoin croit que ce manque de concertation n’a pas permis au CUSM de bien se préparer aux changements imposés par la réorganisation.

Le CISSSAT aurait vraiment dû consulter le CUSM dans son plan de réorganisation pour voir avec eux quels seraient les impacts, pour que minimalement le CUSM se prépare à pouvoir accueillir tous ces usagers-là supplémentaires. On était déjà en pénurie de personnel dans les laboratoires en région, donc ce serait difficile de mettre plus de personnel aux prélèvements. Comme le CUSM n’a pas été consulté, vous comprenez que les impacts n’ont pas été réfléchis , dénonce-t-elle.

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