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Noël : des employés de la santé frustrés par le contrat moral de Legault

Une infirmière portant un équipement médical de protection entre dans la chambre d'une patiente dans un établissement de soins pour personnes âgées.

Une infirmière dans une résidence pour personnes âgées.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Le contrat moral proposé aux Québécois par le premier ministre François Legault ne passe pas auprès de certains travailleurs de la santé. Des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de Chaudière-Appalaches réclament de pouvoir voir leurs proches au jour de l’An.

Par exemple, la moitié des 3600 membres du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches (SPSCA) travaillent durant la période du 24 au 27 décembre et ne pourront pas, comme le permet le gouvernement, se rassembler avec leurs familles.

Les professionnelles en soins qui travaillent 24/7 ne pourront même pas se reposer quatre jours et voir leurs familles pour se changer les idées. C'est encore de l'improvisation de notre cher gouvernement. Il ne pense pas plus loin que le bout de son nez ni aux conséquences. Ça n'a pas de sens, déplore le président du SPSCA, Laurier Ouellet.

Davantage de contamination?

M. Ouellet craint que la consigne du gouvernement n'attise la colère des professionnelles en soins et que les directives ne soient pas respectées en fin de compte.

La pandémie va augmenter encore plus, parce que moi, être sur le plancher et ne pas travailler le Premier de l'an, j'irais voir ma famille, gouvernement ou pas. C'est ça qui va se passer, soutient-il.

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Exception réclamée

Le SPSCA réclame que le gouvernement Legault fasse une exception en permettant aux employés de la santé qui ne sont pas à l’horaire de voir leurs proches dans la période du jour de l’An.

S'ils donnent quatre jours à Noël, ils devraient donner quatre jours au jour de l'An aussi. Ces gens-là font un, deux, trois quarts de 16 heures par dix jours. Ils doivent pouvoir se changer les idées. Le moral est vraiment à terre présentement, souligne Laurier Ouellet.

Pas de changement

Au cabinet du ministre de la Santé, on répond par écrit que les mesures annoncées ont déjà été discutées avec les directions des établissements de santé. Il n'y aura pas de modifications.

Le ministre de la Santé a déjà entretenu des discussions avec les PDG à ce sujet, puisque l’option retenue demande une fine organisation des congés de la part des gestionnaires du réseau de la santé. Ils sont prêts à faire cet effort, et nous continuerons d’être compréhensifs à leur égard durant cette période, souligne l'attachée de presse du ministre Christian Dubé.

Avec les informations de Hadi Hassin

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