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La réticence face aux vaccins à l'ère de la COVID-19

En dépit de l'arrivée imminente d'un vaccin contre la COVID-19, une petite partie de la population canadienne n'est toujours pas convaincue des bienfaits de la vaccination.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une seringue et une fiole sur laquelle on peut lire : « Vaccin, COVID-19 ».

Aucun vaccin contre la COVID-19 n'a été homologué pour le moment par Santé Canada.

Photo : Getty Images / AFP/JOEL SAGET

Radio-Canada

Alors que Pfizer a annoncé que le taux d'efficacité de son vaccin atteint environ 95 %, comme celui de Moderna, Mathieu Nadon s'est entretenu avec Maxime Lê pour mieux comprendre le phénomène anti-vaccin à l'ère de la COVID-19.

En effet, malgré des résultats encourageants quant à l'efficacité de plusieurs potentiels vaccins, une partie de la population hésite toujours à sauter le pas. Au Canada, on estime qu'en 2018 qu'il y avait entre 2 à 5 % de la population canadienne qui se disait anti-vaccin. Cela représente de 750 000 à 2 millions de personnes.

Maxime Lê s'est intéressé au mouvement anti-vaccin dans le cadre de sa thèse de maîtrise. Selon ce consultant en communication et en santé publique, les arguments avancés par le mouvement anti-vaccin sont nombreux.

Maxime Lê sourit à la caméra

Maxime Lê s'est intéressé au mouvement anti-vaccins dans le cadre de sa thèse de maîtrise.

Photo : Gracieuseté de Maxime Lê

Ils vont souvent dire que les vaccins propagent eux-mêmes la maladie qu'ils souhaitent éviter. [...] On dit aussi que les vaccins sont toxiques et on remet en question la sécurité des ingrédients.

Maxime Lê, consultant en communication et en santé publique

Il remarque aussi que les groupes anti-vaccin propagent plusieurs mythes par le biais notamment des médias sociaux. Les membres de ces groupes ont tendance à croire les théories conspirationnistes selon lesquelles l'industrie pharmaceutique utilise les vaccins pour usurper les droits des individus, poursuit-il.

La peur d'une perte va toujours prévaloir sur le potentiel d'un gain.

Maxime Lê, consultant en communication et en santé publique
Maxime Lê tient sa thèse tient sa thèse de maîtrise tout en se faisant vacciner.

Maxime Lê tient en main sa thèse de maîtrise alors qu'il reçoit le vaccin contre la grippe.

Photo : Gracieuseté de Maxime Lê

Selon Maxime Lê, la peur de voir son bien-être diminué est un des arguments sur lesquels se base le mouvement anti-vaccin. Pour convaincre les gens qui hésitent à se faire vacciner, il propose que les autorités de santé publique mènent des consultations dès maintenant et qu'ils lancent rapidement des campagnes de communication qui répondraient aux inquiétudes de la population réticente.

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