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Congés des Fêtes : une « claque au visage » pour le personnel de la santé

Une infirmière portant un équipement médical de protection entre dans la chambre d'une patiente dans un établissement de soins pour personnes âgées à Seattle le 17 avril 2020.

De nombreux professionnels de la santé ne pourront voir leurs proches à Noël.

Photo : Associated Press / Ted S. Warren

Radio-Canada

Le Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l'Est accueille froidement la décision de Québec de n'autoriser les rassemblements familiaux qu'à Noël, du 24 au 27 décembre.

La présidente du syndicat, Sophie Séguin, qualifie même de claque au visage cette décision de Québec.

Elle rappelle que le personnel soignant doit normalement choisir de prendre congé à Noël ou au Jour de l'An. Cette année, de nombreux employés du milieu de la santé risquent d'être privés de voir leur famille.

La moitié de nos membres travailleront du 24 au 27. On a été les grands oubliés de cette décision gouvernementale.

Sophie Séguin, présidente du Syndicat des professionnelles en soin des Cantons-de-l'Est

Pour le personnel de la santé, il aurait été plus équitable que les congés soient partagés entre les deux fêtes, fait valoir Sophie Séguin. Elle déplore que les soignants auraient eu besoin de ce répit grandement mérité.

Un répit qui n'arrive pas

Les gens de la santé, depuis le début mars, sont au front, travaillent de façon acharnée en temps supplémentaire, en temps supplémentaire obligatoire. C'est vraiment difficile cette année, illustre Sophie Séguin.

Le défi que représente l'année 2020 pour les professionnels en soins se poursuivra d'ailleurs pendant le temps des Fêtes, puisque moins de congés qu'à l'habitude ont été accordés en raison du manque de personnel, se désole Sophie Séguin.

Elle déplore que le gouvernement valorise les professionnels de la santé dans ses allocutions depuis le début de la pandémie, sans toutefois agir concrètement pour leur offrir du répit ou de meilleures conditions de travail.

La reconnaissance de notre employeur qui est le gouvernement n'est pas au rendez-vous. La grogne monte, la fatigue est là, l'épuisement est là. Ça vient juste nous dire une fois de plus qu'on a beau être essentiel, mais on ne l'est pas au nom de notre propre employeur, conclut Sophie Séguin.

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