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La Saskatchewan prévoit recevoir 180 000 doses du vaccin contre la COVID-19

Une seringue et un vaccin se font manipuler en laboratoire.

Le vaccin élaboré par VIDO-InterVac ne figure pas encore sur la liste de sept vaccins potentiels précommandés par le gouvernement fédéral.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement de la Saskatchewan envisage d’obtenir 180 000 doses de vaccin contre la COVID-19 dans les premiers mois de 2021. Ce montant serait la part de la province sur les 6 millions de doses qu’Ottawa pourrait recevoir en début d’année, avance le ministre de la Santé Paul Merriman.

Il y a eu de bonnes nouvelles en ce qui concerne les vaccins ces derniers jours, mais la production et la distribution de millions de doses dont le Canada a besoin prendront un certain temps , a indiqué Paul Merriman, jeudi, lors de la mise à jour du bilan pandémique.

Le nouveau ministre de la Santé a précisé que le vaccin sera néanmoins offert en priorité aux personnes âgées ainsi qu’aux travailleurs de la santé.

J’envisage déjà le jour où tous les résidents de la province auront été vaccinés, mais cela prendra encore un certain temps , a-t-il dit, ajoutant que la population doit continuer de se plier aux mesures sanitaires en attendant qu'un vaccin soit offert.

Paul Merriman s'adresse aux journalistes lors d'une conférence de presse à Regina.

Paul Merriman a été nommé ministre de la Santé lors de l'annonce du nouveau gouvernement de Scott Moe il y a quelques semaines. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

Le ministre de la Santé de la Saskatchewan avance les mêmes informations que son homologue de l’Ontario quant au nombre de doses de vaccins qu’Ottawa pourrait recevoir en début d’année, soit 4 millions de doses de Pfizer et 2 millions de doses de Moderna. Le gouvernement fédéral n’a pas confirmé ces chiffres.

De son côté, l’épidémiologiste Cordell Neudorf affirme que les résultats préliminaires pour l'élaboration d'un vaccin sont très prometteurs, en faisant référence aux développements des vaccins par les entreprises Pfizer et Moderna.

Il croit que les avancées des essais cliniques sont communiquées régulièrement à Santé Canada pour accélérer le processus d'homologation d'un vaccin, une fois que celui-ci sera rendu disponible.

Les informations sur les vaccins sont communiquées publiquement pour prouver la fiabilité. Les gens vont devoir donner leur consentement pour être vaccinés, donc les gens peuvent choisir en connaissance de cause , a-t-il expliqué.

Récemment, les sociétés pharmaceutiques Pfizer et Moderna ont annoncé que leurs vaccins semblent être efficaces à 95 % et à 94,5 % respectivement. Tous deux font partie des sept vaccins potentiels précommandés par le gouvernement fédéral.

La recherche en Saskatchewan progresse

La recherche pour développer un vaccin contre la COVID-19 dans la province progresse également.

Le Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l'Université de la Saskatchewan (VIDO-InterVac) annonce que l'élaboration d’un vaccin contre la COVID-19 se poursuit.

Son directeur, Volker Gerdts, dit que VIDO-InterVac tente actuellement d'obtenir l’autorisation des autorités de santé pour commencer les essais cliniques sur les humains dès le mois de décembre.

Volker Gerdts assis dans un laboratoire de recherche. Il sourit à la caméra.

Le Dr Volker Gerdts est le directeur du Centre international de recherche sur les vaccins et les maladies infectieuses de l'Université de la Saskatchewan.

Photo : VIDO-InterVac/Université de la Saskatchewan

Le vaccin mis au point par VIDO-InterVac ne figure pas encore sur la liste des vaccins potentiels commandés par le gouvernement fédéral, mais Volker Gerdts croit qu’il est important de continuer à travailler sur différentes options.

Il ajoute que, bien que l'efficacité de ces premiers vaccins semble prometteuse, de nombreuses questions demeurent encore.

Nous ne savons pas quelle est la durée de protection de ces vaccins ou à quelle fréquence il faut se faire vacciner à nouveau. Nous ne savons pas non plus à quel moment les Canadiens y auront accès. Je pense qu’il est donc sage de poursuivre ce que nous faisons , explique le Dr Gerdts.

Avec les informations d’Alicia Bridges, Nicholas Frew et de Jean-Baptiste Demouy

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