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Grandes avancées dans la recherche sur le cancer de la prostate

Le progrès a été extraordinaire au cours des 15 dernières années parce qu’on commence à mieux comprendre la maladie, explique le Dr Fred Saad, du CHUM.

Un technicien travaille dans un laboratoire de recherche.

La recherche de pointe sur le cancer de la prostate connaît des années fastes.

Photo : Radio-Canada

Bonne nouvelle, la recherche sur les cancers de la prostate agressifs, les plus mortels, connaît des percées. Le CHUM, entre autres, a participé à plusieurs études d'envergure qui commencent à donner des résultats encourageants.

Des médicaments qui prolongent la vie, d'autres qui ralentissent la progression de la maladie, des diagnostics plus précis : la recherche de pointe sur le cancer de la prostate connaît des années fastes.

Le progrès est extraordinaire depuis les 15 dernières années parce que, de un, on commence à mieux comprendre la maladie et de deux, on commence à convaincre la population et les décideurs que c'est un cancer qui doit être pris au sérieux.

Dr Fred Saad, chef service d'urologie, CHUM

Florian Jean, un patient du Dr Saad de 75 ans qui souffre d'un grave cancer avec métastases, peut en témoigner.

Ça fait 15 ans que je vais voir les médecins et qu'ils essaient toutes sortes de choses. Et ils m'ont prolongé jusqu'à date. Et pour le moment, je vais bien, dit-il.

Il y a deux ans, après une autre rechute, on lui propose un traitement expérimental qui agit sur certains gènes défectueux.

Florian Jean

Florian Jean

Photo : Radio-Canada

Il a commencé à faire de la recherche au niveau de l'ADN, à chercher des biomarqueurs. Et dans mon cas, ils en ont trouvé : la BRCA2.

Chez l'homme comme chez la femme, certaines mutations sur les gènes BRCA1 et BRCA2 prédisposent à des formes très agressives du cancer.

C'est un problème qu'on peut maintenant traiter, selon une étude à laquelle le CHUM a participé.

On a montré qu'on peut retarder la progression de la maladie, les métastases, la progression des métastases. Mais tout récemment, l'étude a démontré qu'on prolonge de façon significative la survie de ces gens-là, explique le Dr Fred Saad.

Selon l’étude PROfound, la progression du cancer a reculé de 60 % et le taux de survie a progressé de 30 %.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Dr Fred Saad

Progrès dans la lutte contre le cancer de la prostate

Photo : Radio-Canada

Pour Florian Jean, le traitement du Dr Saad a été décisif.

Là, ça fait deux ans. Et mes aps [le taux d'antigène prostatique spécifique, qui peut indiquer à quel point les traitements sont efficaces, NDLR] sont descendus à 0,09. Dans le moment, il me dit que ça va bien. Il m'appelle son miraculé, confie le septuagénaire.

Une autre étude démontre qu'en prescrivant plus rapidement un traitement, on peut faire des gains importants.

C'est extraordinaire, ça dépasse toutes mes attentes personnelles parce que le fait de débuter plus tôt améliore tellement la probabilité de survie des patients, se réjouit le Dr Fred Saad, codirecteur de l’étude PROSPER.

Selon cette étude, la survie a augmenté d’une année.

L'utilisation de technologies de pointe et de radiotraceurs permet également de mettre à jour des cancers de très petite taille, qui étaient invisibles auparavant.

Ces patients-là, oui, ils ont un cancer qui a l'air localisé, mais on sait très bien que, d'après leurs caractéristiques, ils sont à risques d'avoir de la maladie qui est non détectée et qui serait néfaste à laisser non traitée, dit la Dre Cynthia Ménard, radio-oncologue au CHUM.

Dans une étude préliminaire, on a ainsi amélioré la précision du diagnostic de 50 % des participants.

Elle répond aux questions du journaliste Normand Grondin.

La Dre Cynthia Ménard

Photo : Radio-Canada

On a eu beaucoup de marques de succès avec de nouveaux médicaments, des nouvelles approches, nouveaux radiotraceurs, nouvelles imageries. C'est un moment très intéressant de pouvoir participer à la recherche en cancer de la prostate, indique-t-elle.

Si tout se déroule bien, on souhaite implanter cette nouvelle façon de diagnostiquer ce cancer d'un bout à l'autre du pays.

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