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Le coroner se penche à nouveau sur la desserte ambulancière à Lévis

Le problème de couverture ambulancière à Lévis a déjà été soulevé dans un rapport du coroner déposé il y a quelques mois.

Une ambulance à Lévis.

Une ambulance à Lévis

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Après avoir pris connaissance du reportage de Radio-Canada, le Bureau du coroner annonce qu’il veut faire la lumière sur les circonstances entourant le décès de Monique Labrecque. La femme de Lévis a succombé à un arrêt cardiorespiratoire après que l’ambulance eut dû faire demi-tour en mai dernier.

Le dossier a rapidement été confié au Dr Jean-François Turcotte. Ce dernier a d’ailleurs déjà communiqué avec la famille pour l’informer que le décès de Mme Labrecque est désormais sous investigation.

Comme il s’est écoulé six mois depuis le décès de Monique Labrecque, le travail du coroner risque d’être un peu plus complexe, puisqu’il n’a plus accès au corps.

Le Bureau du coroner estime qu’environ 1000 décès par année lui sont signalés tardivement.

Visage d'une femme aux cheveux bruns et portant des lunettes.

Monique Labrecque a succombé à un arrêt cardiorespiratoire après avoir attendu l'ambulance pendant plus d'une heure.

Photo : Courtoisie Amélie Aubin

Soulagement pour la famille

Jointe au téléphone, la fille de Monique Labrecque accueille cette nouvelle positivement. Ça me réjouit de savoir que c’est vraiment pris au sérieux, dit Amélie Aubin.

Considérant que le problème de couverture ambulancière a déjà été soulevé dans le rapport de la coroner Julie Langlois sur la mort de l’ambulancier Hugo St-Onge, elle estime que le ministère de la Santé n’a pas le choix.

Il doit poser des actions concrètes. Il n’y a pas de délai possible; c’est pour demain matin.

Amélie Aubin, fille de Monique Labrecque

Elle-même résidente de Lévis, elle espère que les choses bougeront rapidement, non seulement pour sa petite famille, mais aussi pour toute la population.

Deux adultes et trois jeunes enfants assis sur un banc de parc.

Amélie Aubin, entourée de son conjoint et de leurs trois enfants, qui habitent aussi à Lévis.

Photo : HELIZ - Photographie

Amélie estime que le décès de sa mère, c’est un deuxième cas assez évident. Il ne faudrait pas attendre qu’il y en ait un troisième. C’est à part de tous ceux qui ont peut-être subi des séquelles plus graves avec un temps d’attente trop long; on ne le sait pas.

Même si le décès de sa mère soulevait certaines questions au sein de la famille, elle admet qu’elle ne se doutait pas de l’ampleur de la situation à Lévis.

Déjà qu’on trouvait ça étrange qu’une première ambulance soit partie en laissant mon père désemparé et ma mère en souffrance... Mais d’avoir appris dans le reportage que le délai était aussi long, ça nous a jeté à terre tout le monde.

Un homme et une femme assis à une table.

Marcel Aubin et Monique Labrecque venaient de fêter, en 2019, leur 50e anniversaire de mariage.

Photo : Amélie Aubin

Le 24 mai, une ambulance est arrivée puis repartie aussitôt pour aller répondre à un appel plus urgent. Le temps qu’une autre équipe se libère, il était trop tard. Monique Labrecque est décédée quelques minutes après l’arrivée de la deuxième équipe, soit près d’une heure après l’appel initial.

Amélie Aubin espère que la mort de sa mère puisse au moins servir à faire bouger les choses plus rapidement.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a aussi réitéré sa demande au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) d'agir dès maintenant.

À quand les heures promises?

Le 8 octobre, le cabinet du ministre de la Santé, Christian Dubé, a confirmé à Radio-Canada que des heures de services ambulanciers seraient ajoutées la nuit, à Lévis. Combien? À quel moment? Le MSSS et le centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches ne sont toujours pas en mesure de répondre à ces questions.

Depuis le dépôt du rapport du coroner sur la mort d’Hugo St-Onge, en juillet dernier, le dossier n'a pas bougé. Pourtant, Dessercom, la compagnie ambulancière responsable du territoire de Lévis, et le syndicat des ambulanciers réclament, depuis plusieurs années déjà, l’ajout de 200 heures de services, soit l’équivalent d’un véhicule supplémentaire.

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