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Industrie forestière : le Québec est défavorisé, dénoncent des députés bloquistes

Une montagne de copeaux de bois et des escaliers.

Les députés croient que le Québec devrait diversifier les marchés pour sécuriser l'industrie.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Les députés bloquistes de l’Abitibi-Témiscamingue soutiennent que le Québec ne reçoit pas sa juste part du Programme de contribution de développement des marchés pour les produits du bois.

Selon les chiffres compilés par le Bloc Québécois, 80 % des sommes du programme sont allées à des organismes situés en Colombie-Britannique. Le Québec compte cependant 31 % des emplois liés à l’industrie forestière au Canada, et 6 % de tous les emplois du secteur forestier québécois sont en Abitibi-Témiscamingue, font remarquer Sylvie Bérubé et Sébastien Lemire.

Selon ce dernier, la situation s’explique par le fait que ce programme fédéral est inadapté à la situation québécoise.

On veut dénoncer cette situation d’iniquité et inviter le gouvernement à réviser ses programmes. On comprend que l’industrie forestière est très importante pour la Colombie-Britannique, notre point n’est pas de dire qu’ils ne méritent pas de subventions, mais il faut s’assurer que la même équité soit mise en place et que le Québec puisse en bénéficier, dit-il.

Un montage des photos officielles de Sylvie Bérubé et Sébastien Lemire.

Sylvie Bérubé, députée d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, et Sébastien Lemire, député d'Abitibi-Témiscamingue pour le Bloc québécois

Photo : Bloc québécois

Le Québec peut et fait autrement en se réinventant pour viser une transition plus claire en quête de nouveaux produits, de nouveaux marchés, ajoute la députée d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou Sylvie Bérubé.

Le Québec n’a pas accès à l’Asie

Contrairement à la Colombie-Britannique, le Québec ne peut se tourner vers l’Asie pour écouler ses produits. Pour cette raison, les bloquistes estiment que la province doit miser sur la valeur ajoutée de la ressource.

Ils soutiennent donc que le Programme de développement des marchés n’offre pas les mêmes incitatifs en se concentrant essentiellement sur les produits du bois d’œuvre alors qu’il demeure essentiel de diversifier nos marchés pour sécuriser l’industrie.

Sébastien Lemire cite notamment l’exemple de l’usine de Résolu à Amos. La direction prépare actuellement l’hivernage de l’usine, qui est présentement fermée. Il se questionne à savoir quels nouveaux marchés pourraient être créés à partir de l’infrastructure existante.

S’il y avait des programmes fédéraux très clairs qui permettaient de définir un créneau d’avenir à valeur ajoutée, ça ferait partie des solutions vers laquelle l’usine Résolu serait capable de se tourner, de transformer l’usine d’Amos et de réactiver les 156 emplois qui sont présentement perdus dans le secteur, estime le député d’Abitibi-Témiscamingue.

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