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La détresse en hausse chez les patients atteints du cancer

Une patiente souffrant du cancer se repose après un traitement de chimiothérapie.

La détresse des personnes atteintes du cancer est en forte hausse, selon les données compilées par la Fondation québécoise du cancer.

Photo : iStock

Radio-Canada

La détresse des personnes atteintes du cancer est en forte hausse, selon les données compilées par la Fondation québécoise du cancer.

Le nombre de demandes aux psychologues de la ligne Info-cancer a augmenté de 263 % entre 2019 et 2020.

Selon les données de la Fondation, les patients s'inquiètent de voir leur traitement ou leur opération chirurgicale reportée. Plusieurs patients se confient aussi au sujet de l'isolement, qui est douloureux, et de leur peur de mourir seuls.

La peur d'être opérés, de rester à l'hôpital et d'être seuls, sans que personne ne puisse aller les voir, ça les angoisse énormément, explique France Locas, directrice de la ligne Info-Cancer.

Seuls face aux traitements

L'anxiété, c'est un mal que connaît bien Isabelle Pomerleau. La résidente de Saint-Constant, en Montérégie, combat le cancer depuis juillet. Toutefois, en raison de la pandémie, elle doit souvent se rendre seule à l'hôpital pour subir ses traitements de chimiothérapie. Elle se désole que les accompagnateurs ne soient, la plupart du temps, pas autorisés lors des traitements, ce qui génère chez elle une grande anxiété.

Je voudrais que mon mari soit à mes traitements de chimio, qu'il vienne à mes examens. C'est un support moral, ça baisse l'anxiété et la détresse. Ça humanise les soins.

Isabelle Pomerleau

L'infirmière, qui est atteinte d'un cancer incurable, a lancé un cri du cœur sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation.

Elle déplore aussi que des bénévoles soient présents dans les hôpitaux, mais que les proches, eux, ne soient pas admis. On considère que dans les consignes sanitaires, il y aurait moyen de faire toutes les choses recommandées sans que ça pose problème, affirme-t-elle.

Isabelle Pomerleau est entourée de ses trois petits enfants.

Isabelle Pomerleau souhaite que son conjoint soit présent avec elle lors de ses traitements de chimiothérapie.

Photo : Isabelle Pomerleau

France Cardin, coordonnatrice aux bénévoles à La rose des vents, en l'Estrie, un service d'aide et de soutien aux personnes atteintes de cancer, remarque cependant que même l'accompagnement par des bénévoles est perturbé par la pandémie.

Présentement avec la COVID, ils [les bénévoles] sont limités. Pour certains [patients], on les laisse à la porte de l'hôpital. Pour d'autres, qui sont plus confus, on a le droit de les accompagner jusqu'au département, où ils sont pris en charge. Quand les soins sont terminés, ils rappellent le bénévole pour venir les chercher, explique-t-elle.

Présentement, c'est plus un service de taxi qu'on doit faire qu'un service d'accompagnement, ce qui est vraiment malheureux pour les bénéficiaires, conclut-elle.

Avec d'autres patients, Isabelle Pomerleau milite pour que les règles soient modifiées. Elle a notamment reçu l'appui de la Société canadienne du cancer.

Avec les informations de Brigitte Marcoux

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