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La Ville de Sherbrooke retourne à la table à dessin dans le dossier du chemin Rhéaume

Catherine Boileau devant le chemin Rhéaume.

Catherine Boileau, la citoyenne qui a amené le dossier devant la Commission municipale du Québec.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke reconnaît la décision du juge de la Commission municipale du Québec, qui a donné raison à un groupe de citoyens qui s’opposaient à la construction d’une cinquantaine de résidences sur le Chemin Rhéaume. Les conseillers retournent maintenant à la table à dessin.

Le juge avait conclu que ces plans, qui s'inscrivent dans le cadre du projet de la Vallée d'Orford, ne respectaient pas le schéma d’aménagement et de développement révisé de la Ville.

Selon le conseiller municipal et président du Comité consultatif d'urbanisme Vincent Boutin, la vision du juge est plus restrictive que celle de la ville. Il est important de mentionner que la modification réglementaire de contingentement proposée par la ville n’était pas nécessaire à la réalisation du projet des promoteurs. Elle visait davantage à restreindre à 50 lots le développement dans ce secteur afin d’atténuer les répercussions environnementales du projet, précise-t-il dans un communiqué de presse.

Il souligne aussi que c’est seulement le schéma d’aménagement qui limite le nombre de lots. Il faut se rappeler qu’actuellement, le règlement de zonage et de lotissement de la ville de Sherbrooke, qui est en vigueur et réputé conforme, permet un lotissement d’un nombre de lots supérieur à 50.

Reste que maintenant, la Ville de Sherbrooke doit revoir le plan du projet. Plusieurs options vont être présentées aux élus. Ça inclut d’acheter la propriété ou de refaire une demande de modification au schéma d’aménagement. Le conseil municipal va en parler et discuter avec le promoteur pour voir ce qu'il voit pour la suite des choses.

Respect d’un engagement

M. Boutin souligne que l’aboutissement du projet est nécessaire pour respecter des engagements antérieurs.

Ce projet-là du chemin Rhéaume faisait partie des 15 projets résidentiels approuvés qui émanaient d’avant les fusions [...] il fallait honorer les décisions du passé avec des critères environnementaux, financiers et juridiques de 2020.

Vincent Boutin, conseiller municipal et président du Comité consultatif d'urbanisme à la Ville de Sherbrooke

Selon lui, le projet a été pensé avec la protection de l’environnement en priorité.

On a travaillé avec le promoteur pour maximiser les milieux humides, les milieux naturels. On est arrivés à un projet où 98,4% des milieux humides étaient protégés, et où le promoteur nous donnait 34% de la propriété, qui était la partie à plus haute valeur écologique, remarque-t-il.

Il mentionne aussi que les propriétaires du terrain auraient pu potentiellement poursuivre la Ville de Sherbrooke en cas de non-aboutissement du projet. Il précise cependant que dans les faits, il n'a reçu aucune menace de poursuite dans ce dossier.

D'après les informations de Thomas Deshaies

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