•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Chronique

Crédits voyage : partira ou partira pas?

Un touriste observe un avion à l'aéroport.

Pas évident de prendre l'avion en ces temps de pandémie.

Photo : iStock / YakobchukOlena

En pleine seconde vague de COVID-19, je me demande encore quand je reprendrai l’avion pour une visite familiale en Afrique annulée il y a cinq mois en raison de la pandémie.

Mon agence de voyage m’a accordé un crédit qui expire le 30 septembre 2022, mais une clause du transporteur prévoit de possibles coûts additionnels. 

Je ne suis pas sûr de vouloir payer ces coûts, car les fonds déjà déboursés sont élevés. Voyager en Afrique, ce n’est financièrement pas une petite affaire. 

Je préfère m’assurer qu’il me reste un peu d’argent à partager pendant ma visite. 

Comme d’habitude, aux retrouvailles, les yeux des frères, sœurs, oncles, tantes, neveux et nièces à rencontrer seront aussi tournés vers mes poches. 

Ils seront nombreux à me demander: Qu’est-ce que tu m’as apporté?

Pour m’assurer que je n’aurai pas à engager de nouveaux fonds seulement pour le voyage, j’ai rappelé l’agence de réservation. C’est un répondeur qui m’a accueillie.

La voix disait que l'agence recevait un nombre anormalement élevé d’appels et qu'il fallait donc trois jours d’attente pour parler d’un cas spécifique à un agent. 

Dans tous les cas, les traitements de requêtes peuvent se prolonger sur des semaines, voire des mois, ajoutait le répondeur.

Dans ma tête, le flou persiste. Peut-être avec le temps, l’agence et le transporteur finiront par ouvrir de nouvelles possibilités, mais face à la situation sanitaire actuelle, je doute de pouvoir me servir de ce crédit de voyage dans un délai prévisible, bien que l’espoir n’est pas perdu. 

Mes hôtes en Afrique me répètent qu'ils continuent d’avoir hâte de nous revoir. 

La recommandation d’éviter les voyages non essentiels que les autorités canadiennes viennent de renouveler me force à prendre mon mal en patience.

Pour moi, comme pour mes proches qui n’en finissent pas de réclamer ma visite, six ans après notre dernière rencontre, c’est In Sha Allah!, si Dieu le veut.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !