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Des médecins saskatchewanais demandent la fermeture des bars et des boîtes de nuit

Deux serveurs portent un masque dans le bar où ils travaillent.

Ces médecins demandent notamment la fermeture des bars et des boîtes de nuit pour une période de 28 jours (archives).

Photo : Maggie MacPherson/CBC

Des médecins de la Saskatchewan remettent en question l’entêtement du gouvernement provincial à garder les bars et les boîtes de nuit ouverts. Selon eux, ces lieux sont propices à la transmission de la COVID-19.

Le premier ministre Scott Moe croit de son côté qu’un nouveau confinement serait dévastateur pour l’économie de la province. Il indique que les autorités sanitaires analysent présentement la situation et que d’autres mesures pourraient être annoncées dans les prochaines semaines.

Nous ne sommes pas contre le gouvernement. Nous sommes tous dans la même équipe.

Hassan Masri

Certains médecins accusent la province d’avoir perdu son temps depuis le début de la pandémie et que cette analyse aurait déjà dû être terminée. Ils estiment que chaque journée gaspillée entraînera une augmentation du nombre de cas, d'hospitalisations et de morts.

Nous préférerions ne pas avoir à fermer ces établissements, mais il suffit de regarder les chiffres pour comprendre que la situation est critique. Notre priorité doit être de contrôler le taux d’infection, explique le Dr Hassan Masri, spécialiste en soins intensifs à Saskatoon.

Vendredi dernier, la province a annoncé de nouvelles restrictions pour tenter de réduire la propagation de la COVID-19. Elles comprenaient notamment un couvre-feu sur la vente d’alcool ainsi que l’imposition du port du masque dans les communautés de 5000 résidents et plus.

À la suite de l’annonce, un groupe de 300 médecins ont signé une lettre ouverte dans laquelle ils demandent à la province d’imposer davantage de mesures.

Ces médecins exhortent le gouvernement à fermer les bars, les boîtes de nuit, les salles de bingo, les centres d'entraînement ainsi que les lieux de culte durant une période de 28 jours.

Depuis lors, la province a étendu l'obligation du port du masque à toutes les communautés de la Saskatchewan. Toutefois, le gouvernement ne va toujours pas assez loin, estime le Dr Masri.

Il dénonce le fait que les clients des bars, des boîtes de nuit et des restaurants peuvent retirer leur masque une fois assis à leur table, en plus de pouvoir se rassembler en plus grand nombre que la limite autorisée dans les résidences privées.

C'est contradictoire, et cela doit changer. Il faut limiter sa bulle et ne sortir que si c’est absolument nécessaire, ajoute-t-il.

Un homme avec un chandail de hockey devant une affiche qui indique en anglais « unité des soins intensifs ».

Le Dr Hassan Masri est spécialisé en médecine interne et en soins intensifs au Canada et aux États-Unis. Il est également professeur associé à l'Université de la Saskatchewan (archives).

Photo : Instagram : @hassmaz

Brent Thoma, spécialiste en traumatologie à Saskatoon, et Carla Holinaty, médecin de famille à Saskatoon, abondent tous deux dans le même sens.

Si nous ne pouvons avoir que cinq personnes à la maison, je ne vois pas pourquoi nous pourrions nous rassembler en plus grand groupe dans d’autres contextes, surtout sans masque, dit le Dr Thoma.

Comment dois-je expliquer à mes patients que le gouvernement leur a interdit de voir leur famille ou leur cercle rapproché chez eux en petits groupes, mais qu'ils peuvent aller au bar, demande, quant à elle, la Dre Holinaty.

Avec les informations de Jason Warick

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