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Congé des Fêtes : les centrales syndicales du Québec réclament de la cohérence

« Si l'objectif du gouvernement est de limiter la propagation du virus avant et après Noël, fermer les écoles à moitié serait une grave erreur », préviennent la CSQ, la CSN et la FTQ.

On peut lire sur une feuille de papier collée dans une fenêtre de porte : École fermée (secrétariat ouvert pour livraison seulement), Service de garde ouvert SEULEMENT pour services essentiels, Passez par l'autre porte.

De nombreux services de garde sont restés ouverts malgré la fermeture des écoles lors de la première vague de COVID-19, le printemps dernier.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Les trois centrales syndicales du Québec pressent le gouvernement Legault de faire preuve de « cohérence », à quelques heures de l’annonce attendue du scénario qui sera privilégié pour la période des Fêtes.

Selon nos informations, Québec jongle entre deux scénarios, tributaires de la permission qui sera accordée aux familles pour les traditionnelles réunions de famille de Noël et du jour de l’An.

L’un permettrait uniquement des rencontres à Noël, assorti d’une reprise des classes la semaine du 4 janvier; l’autre autoriserait aussi des réunions au jour de l’An, repoussant le retour à l’école d’une semaine.

C’est ce second scénario qui pose problème à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Dans un communiqué publié jeudi matin, les trois centrales plaident qu'il serait inacceptable que les services de garde en milieu scolaire restent ouverts pour accueillir les enfants des parents qui devront continuer de travailler.

Si l'objectif du gouvernement est de limiter la propagation du virus avant et après Noël, fermer les écoles à moitié serait une grave erreur, puisque les groupes de services de garde scolaires n'ont jamais été en mesure de respecter la distanciation physique ni le concept de bulle-classe, écrivent-elles.

Dans ce contexte, où la priorité du gouvernement est de limiter la propagation du coronavirus pour la période des fêtes, les centrales jugent donc que le maintien des services de garde scolaires serait inacceptable puisqu'il viendrait directement nuire au respect du concept de bulle-classe et de la règle visant la réduction des contacts sociaux.

Déclaration conjointe des trois centrales syndicales

Selon la présidente de la CSQ, Sonia Éthier, maintenir les services de garde ouverts dans ce contexte serait aussi efficace qu’un produit homéopathique et compromettrait les efforts de la santé publique du Québec.

Le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, soutient pour sa part qu’une telle décision serait irresponsable et incohérente, d'autant plus que le personnel des services de garde est déjà épuisé et au bout du rouleau.

Ces services ne sont pas des lieux de quarantaine, affirme quant à lui le président de la CSN, Jacques Létourneau, pour qui les scénarios envisagés par le gouvernement n’ont rien de cohérent.

Les centrales syndicales dénoncent du même souffle l’absence totale de sensibilité du gouvernement Legault quant à la réalité quotidienne des travailleurs des services de garde.

Même si leur charge de travail est appelée à augmenter en raison des trois journées pédagogiques supplémentaires offertes aux enseignants, ils continuent de se démener pour être considérés lors des prises de décision, dénoncent-elles.

Qui plus est, les travailleurs des services de garde doivent jongler avec les ballons d’essai lancés par le gouvernement, qui condamnent le personnel et les parents à l’incertitude à l’aube des Fêtes.

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