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Hausse fulgurante du taux d'échec dans les écoles secondaires du Québec

Des élèves du secondaire vus de dos dans une classe  à la hauteur des jambes et des pieds, de manière à ne pouvoir les identifier.

Des élèves du secondaire dans une classe.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Lacelle

Félix Morrissette-Beaulieu

La pandémie a un effet dévastateur sur la réussite scolaire des élèves du secondaire. Le taux d’échec a triplé par rapport à ce qu'observe habituellement la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE).

La FQDE a consulté plusieurs de ses 2000 membres un peu partout au Québec et le constat est préoccupant.

Les directions des écoles secondaires enregistrent des taux d’échec de 30 %, alors qu’en moyenne, habituellement, 10 % des élèves sont en difficulté.

Le taux d’échec dans certaines écoles secondaires de la région de Québec est encore plus préoccupant, selon le président de la FQDE.

On m’a rapporté d'ailleurs, dans la région de Québec, dans certains endroits, des taux d'échec de 50 % des élèves au secondaire, particulièrement en mathématiques, mais c'est quand même généralisé dans l'ensemble des matières, a expliqué Nicolas Prévost au micro de l’émission Première heure.

Deux bulletins seulement

Ces données inquiètent l’organisme, d’autant plus que, cette année, il y aura seulement deux bulletins, comptant chacun pour 50 % de l’année scolaire.

Le premier bulletin sera remis en janvier. Si la situation ne s’améliore pas, la FQDE craint une hausse du décrochage scolaire.

On a aussi des inquiétudes si le taux d'échec se maintient jusqu'au premier bulletin du 1er janvier. Cette étape-là compte pour 50 % de l'année scolaire. C'est sûr qu'au niveau de la motivation de nos élèves, on a des inquiétudes. Ça aura un impact majeur aussi au niveau des élèves de 5e secondaire qui font des demandes au collégial, souligne Nicolas Prévost.

Contre un congé prolongé à Noël

La FQDE souhaite donc que le congé des Fêtes ne soit pas prolongé, ou encore que les élèves puissent bénéficier d’enseignement à distance s’ils doivent demeurer à la maison plus longtemps après le jour de l’An afin de réduire la propagation de a COVID-19.

Les enseignants peinent déjà à combler le retard accumulé durant la première vague.

Il y a encore du retard à rattraper. Oui il y avait une mise à niveau à faire au début de l'année scolaire. Les équipes-écoles travaillent encore à cette mise à niveau là, mentionne Nicolas Prévost.

Le suivi des apprentissages est plus difficile à faire, dans un contexte où les élèves de 4e et 5e secondaire suivent leurs cours en ligne une journée sur deux et où 1303 classes sont fermées en raison de la pandémie dans la province.

On ne veut pas d'une génération Fortnite

L'inquiétude d'un long congé de Noël pour la réussite des étudiants est partagée par l’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE).

On ne peut pas se permettre de perdre encore des journées en classe, affirme son président Carl Ouellet.

On constate déjà une hausse du taux d’échec dans nos écoles, si en plus, on laisse nos jeunes jouer à des jeux vidéo durant cette période, ce sera catastrophique. Personne au Québec ne veut d’une Génération Fortnite

Carl Ouellet, président, Association québécoise du personnel de direction des écoles

Il y a toujours 1027 écoles qui comptent des cas actifs de COVID-19 au Québec et 9 écoles sont fermées ou partiellement ouvertes.

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