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La pandémie complique le recrutement des médecins dans le Nord de l’Ontario

Un membre du personnel médical prend la tension d'un patient sur son bras.

Il manque environ 230 médecins dans le Nord de l'Ontario.

Photo : Getty Images / iStock / Andrey Popov

Radio-Canada

Selon la doyenne de l’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO), la Dre Sarita Verma, la pandémie nuit aux efforts pour réduire la pénurie de médecins dans la région.

Dans un récent billet de blogue, Mme Verma écrit une grave crise du personnel médical se profile en Ontario et la pandémie a aggravé la situation de manière significative.

Selon la Dre Verma, il manque environ 100 médecins de famille et 130 spécialistes dans le Nord de la province, principalement à Thunder Bay et Sudbury.

Elle souligne que les domaines de la santé mentale, la santé publique, les soins de longue durée et les soins aux personnes âgées étaient particulièrement touchés.

Beaucoup de nos médecins suppléants qui nous remplacent viennent de zones chaudes [pour la COVID-19] du Sud de l’Ontario, explique Dre Verma.

Les médecins remplaçants, les infirmières d’agence et d’autres travailleurs suppléants sont confrontés à des restrictions de voyage et à des risques accrus de COVID-19 lorsqu’ils se déplacent d’un site de soins de santé à l’autre.

Sur le blogue de l’EMNO, la Dre Sarita Verma énumère d’autres causes de la pénurie.

  • Les médecins diplômés qui cherchent à exercer leur profession de manière indépendante sont confrontés à des obstacles et à des retards pour obtenir leur permis.
  • Certains médecins ont dû modifier leurs tâches ou ont choisi de prendre une retraite anticipée en raison des problèmes de charge de travail engendrés par COVID-19.
  • Certains médecins réduisent la taille de leur cabinet afin de gérer efficacement les besoins grandissants de la population, en particulier des personnes qui ont des maladies chroniques complexes
  • La difficulté de recruter et de retenir des médecins pour les communautés rurales, nordiques, autochtones et francophones.
  • Les nouveaux diplômés quittent la province en raison du manque d’options de résidence ici en Ontario.

La Dre Verma explique que l’EMNO se concentre sur le développement de programmes de résidence, comme le parcours de généraliste rural, pour contrer la pénurie.

Et elle affirme que le Nord de l’Ontario pourrait avoir un avantage en tant que destination pour les médecins, car il est considéré comme plus sûr que d’autres régions de l’Ontario en ce qui concerne la COVID-19.

Un cas de COVID-19 sur le campus de Thunder Bay de l’EMNO

L’École de médecine du Nord de l’Ontario a par ailleurs confirmé qu’une personne déclarée positive à la COVID-19 dans les derniers jours a fréquenté ses locaux à l’Université Lakehead.

Un panneau et des fleurs devant un bâtiment.

Un des pavillons de l'École de médecine du Nord de l'Ontario sur le campus de l'Université Lakehead à Thunder Bay.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

L’EMNO ne précise pas s’il s’agit d’un étudiant ou d’un membre du personnel.

Avec les informations de CBC

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