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Les enseignants en Nouvelle-Écosse acceptent leur contrat

Une enseignants devant ses élèves

Jusqu'à 94 % des enseignants qui ont voté ont appuyé l'entente de principe qui leur a été proposée (archives).

Photo : CBC

Radio-Canada

Les enseignants en Nouvelle-Écosse ont voté majoritairement pour le contrat de travail négocié par leur syndicat et le gouvernement provincial.

Le vote électronique s’est terminé mercredi soir. Jusqu’à 73 % des enseignements ont voté, et 94 % d’entre eux ont voté pour le contrat proposé.

La dernière fois que le syndicat a connu des résultats comparables remonte à une vingtaine d’années, selon le président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (NSTU), Paul Wozney.

C’est tout un virage et un moment remarquable pour eux, affirme Paul Wozney en rappelant que ce même gouvernement avait imposé un contrat aux enseignants il y a quelques années.

Cela témoigne de la solidarité des enseignants et de leur confiance envers leurs représentants syndicaux, souligne M. Wozney. Il ajoute que cela prouve encore une fois que des négociations faites de bonne foi mènent à une entente équitable pour les enseignants, le public et le gouvernement.

Le syndicat représente environ 9300 enseignants qui travaillent dans les écoles publiques auprès des élèves du primaire jusqu’à la douzième année.

Des hausses salariales

Le nouveau contrat comprend une hausse salariale de 7 % sur quatre ans, soit 2 % pour la première année rétroactive au 1er août 2019, 2 % pour l’année suivante et 1,5 % pour chacune des deux dernières années.

Le contrat arrivera à échéance le 31 juillet 2023.

Paul Wozney assis à son bureau.

Ce n’est pas exactement ce qu’espéraient les syndiqués, mais c’est une «entente équitable» étant donné les finances publiques de la province, affirme Paul Wozney, président du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (archives).

Photo : Radio-Canada / CBC

Paul Wozney estime que la hausse salariale accordée est de l’argent bien dépensé et qui contribuera à l’économie dans les communautés où vivent les enseignants. Ce genre d’entente contractuelle, selon M. Wozney, est un moyen pour le gouvernement de stabiliser l’économie en faisant en sorte que le secteur public contribue à la croissance.

En vertu de cette entente de principe, les enseignants pourraient consacrer 25 % plus d'heures de travail rémunérées à la préparation des cours et à la correction des examens. Il n’y avait pas eu de hausse en la matière depuis 50 ans, souligne Paul Wozney.

Un garçon tient dans ses mains une affiche disant «Oui aux négociations, non à la dictature».

Une manifestation des enseignants devant la législature à Halifax en 2017 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

En 2017, les enseignants ont rejeté trois offres contractuelles et le gouvernement leur a imposé unilatéralement un contrat. Les enseignants ont dénoncé cette mesure en faisant un jour de grève. Des milliers de personnes ont manifesté à quelques occasions pour appuyer les enseignants.

Le syndicat reste sur sa prise de position qu’il n’était pas nécessaire de forcer les enseignants à accepter un contrat à ce moment.

Avec les renseignements de Cassidy Chisholm, de CBC

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