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Les complexes funéraires ressentent les effets de la deuxième vague

Gros plan sur un cercueil.

Les salons funéraires doivent s’adapter à la nouvelle réalité pendant la pandémie de COVID-19.

Photo : Kzenon/Shutterstock

Radio-Canada

La hausse du nombre de décès provoqués par la COVID-19 a un impact considérable sur les salons funéraires de la région, qui venaient à peine de rattraper le retard pris lors de la première vague de la pandémie.

Depuis le 16 octobre, la région a enregistré 56 décès.

Le directeur général de la Résidence funéraire Lac-Saint-Jean, Marc Richard, ressent une pression additionnelle en raison de l’augmentation du nombre de décès. Devant l’accroissement fulgurant des cas, des mesures sanitaires ont aussi été mises en place dans les salons pour éviter la propagation du virus.

Si on parle simplement du transport pour une personne qui décède de la COVID-19, ça nous prend un habillement particulier. Le port du masque, bien sûr, les lunettes, les gants. Lorsqu’on arrive à l'institution, eux autres aussi ont leur protocole, explique Marc Richard.

Malgré cet alourdissement des méthodes de travail, les salons funéraires sont sur le point de rattraper le retard accumulé lors de la première vague. En raison des mesures imposées par la pandémie, les familles ont été plus nombreuses à remettre les funérailles de leur proche.

Je viens de finir des funérailles du mois d'avril et du mois de mai de cette année

Une citation de :Marc Richard, directeur général, Résidence funéraire Lac Saint-Jean

Après avoir fermé pendant quelques mois au début de la pandémie, les salons funéraires ont d'abord pu recevoir 10 personnes à la fois, puis 50. Mais le nombre de visiteurs a été resserré lors du passage du Saguenay-Lac-Saint-Jean en zone rouge.

Marc Richard à l'intérieur du complexe funéraire qu'il dirige.

Le directeur général, Marc Richard, explique que le complexe vient tout juste de rattraper le retard provoqué par la première vague de coronavirus, au printemps.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Chose certaine, vivre un décès dans le contexte actuel représente un défi pour les personnes endeuillées.

Avec la zone rouge, on a le droit à 25 personnes. Donc c'est plate à dire, mais la famille doit faire des listes de gens qui peuvent être là au début de l'exposition, mais ils ne peuvent pas être 25 parce que si ils sont 25, on ne peut plus accueillir de condoléances. Là, il y a d'autres membres de la famille qui vont arriver plus près de l'heure des funérailles. Beaucoup de gestion comme ça, c'est crève-coeur d'avoir à dire : "Toi tu viens, toi tu ne viens pas", dit la directrice adjointe du Complexe funéraire Carl Savard, Marianick Jean.

Elle souhaite que la santé publique assouplisse les règles concernant le nombre de personnes admises lors des célébrations et favorise un retour à une capacité d’accueil de 50 personnes, comme lorsque la région se trouvait en zone orange.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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