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La deuxième vague plombe l'intérêt pour le programme de formation de préposés

Des préposées aux bénéficiaires autour d'un chariot dans un corridor.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean organise diverses activités de recrutement pour attirer des préposées aux bénéficiaires.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

En raison de la sévérité de la deuxième vague de COVID-19 qui déferle sur la région, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean peine à dénicher des volontaires pour la deuxième cohorte du programme de formation accélérée de préposés aux bénéficiaires (PAB).

Seulement la moitié (55) des 115 bourses mises à la disposition du CIUSSS par le gouvernement du Québec cet automne dans le dessein de former des PAB pour prêter main-forte dans les établissements de santé ont été accordées.

Lors de l’assemblée ordinaire du conseil d’administration du CIUSSS, tenue mercredi en fin d’après-midi par vidéoconférence, la conseillère-cadre en planification de la main-d’œuvre, Nathalie Morin, a indiqué que plusieurs intéressés se sont désistés en raison de la virulence du coronavirus. Mercredi, la région comptait 1044 cas actifs, dont plusieurs en CHSLD.

Des fois, les gens nous donnaient leurs noms, mais plus la crise s’accentuait, plus les gens se désistaient. Donc il y avait peut-être une petite peur à ce niveau-là, a expliqué Nathalie Morin aux administrateurs, ajoutant que certains candidats, qui étaient en attente depuis juin, ont trouvé un autre emploi.

Trente-deux nouveaux employés commenceront à travailler en établissement entre le 23 décembre et le 26 janvier.

C’est un contraste avec le premier volet du programme de formation de 375 heures réparties sur trois mois, lequel affiche un taux de réussite de 86 %. Les bourses ont permis d’intégrer 192 PAB formés grâce au programme gouvernemental. Les bourses fournissent une rémunération équivalente à 21 $ l’heure pendant la formation grâce à l’octroi d’environ 9000 $.

Des 192 personnes qui ont commencé à travailler dans les établissements du CIUSSS cet été, une seule a abandonné.

À l’occasion du dépôt du bilan du programme de formation des préposés aux bénéficiaires par Nathalie Morin, la directrice, Soutien à l’autonomie des personnes âgées au CIUSSS, Chantale Boivin, a décrit la première phase de recrutement comme une véritable réussite .

On ne serait vraiment pas à la même place pour cette deuxième vague, n’eût été l’arrivée de ces nouveaux 192 préposés qui sont entre nos murs depuis septembre […]. C’est vraiment une réussite. Les candidats offrent des services de qualité. Ç’a été vraiment du beau recrutement, a déclaré Chantale Boivin, qui a remercié à profusion les équipes des ressources humaines qui ont réalisé 482 entrevues lors de la première phase du programme.

Déficit de 1,3 M$

Par ailleurs, le CIUSSS régional enregistre un déficit de 1,3 million de dollars au terme de l’exercice financier 2019-2020. C’est ce qui découle du rapport annuel déposé mercredi au C.A.

Selon la direction des finances du CIUSSS, il s’agit d’un déficit normal et autorisé [par le Ministère] puisqu’il sera absorbé par les surplus du fonds cumulé.

Des projets cliniques implantés en 2015, partiellement autofinancés, et l’entrée en scène de la COVID-19 au printemps, nécessitant une mobilisation des ressources, en sont les principales causes.

Le CIUSSS a reçu 1731 plaintes au cours du dernier exercice financier, soit une baisse de 4 %. Elles ont mené à l’implantation de 445 mesures correctives. Le Commissariat aux plaintes a transmis une soixantaine de dossiers au Protecteur du citoyen.

L’organisme rapporte 132 dossiers ouverts à la suite de signalements pour contrer la maltraitance. De ce nombre, 70 ont nécessité une prise en charge par le CIUSSS. Le délai moyen de traitement pour les cas de maltraitance se situe autour de neuf jours.

Quant aux plaintes d’ordre médical, le CIUSSS note une baisse de 28 % par rapport à l’année précédente avec  134. Le délai de traitement est de 69 jours, ce qui constitue une belle amélioration , selon la responsable, Julie Bouchard.

Politique d’allaitement maternel

La région fait piètre figure en matière d’allaitement maternel et arrive bonne dernière au Québec en ce qui a trait au nombre de femmes qui allaitent leur nourrisson 30 jours après leur départ de l’hôpital ou de la maison de naissances, a fait savoir la directrice générale de l’hôpital de Roberval, Julie Lavoie. Le CIUSSS veut obtenir la certification Établissement ami des bébés, conférée par l’UNESCO, depuis plusieurs années et pour ce faire, il doit se doter d’une politique officielle en matière d’allaitement.

C’est dorénavant chose faite puisque tous les membres du conseil d’administration ont voté en faveur de son adoption officielle au cours de la rencontre.

Tests par gargarisme

Au début de l'assemblée, la présidente-directrice générale du CIUSSS, Julie Labbé, a dressé le bilan du nombre de cas supplémentaires de COVID-19 enregistrés dans la région mercredi, 167, et a rappelé le fait que le Saguenay-Lac-Saint-Jean déplore un nouveau décès.

La PDG s’est réjouie de l’ouverture d’une nouvelle clinique de dépistage à Jonquière au cours des derniers jours et de l’implantation de tests par gargarisme. Elle a indiqué que 100 personnes ont accepté de se soumettre à des tests visant à confirmer l’efficacité de cette nouvelle méthode de dépistage mercredi. Au cours des derniers jours, le direction régionale de la santé publique a admis avoir du mal à mener ses enquêtes épidémiologiques dans les délais nécessaires, ce qui a provoqué l'envoi de ressources en renfort par le ministre de la Santé, Christian Dubé.

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