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La présidente du PLC au Québec sur la défensive au sujet de la protection du français

Photo du compte Twitter de Chelsea Craig.

Chelsea Craig est la présidente du PLC au Québec.

Photo : Twitter/ChelseaCraig_

Radio-Canada

La présidente du Parti libéral du Canada (PLC) au Québec, Chelsea Craig, a publié mercredi un message sur Twitter où elle semblait être sur la défensive au sujet de l’importance de protéger le français au Québec en raison de la circulation d'informations faisant état de messages qu’elle aurait publiés il y a deux mois et dans lesquels elle aurait critiqué la loi 101.

Je veux être claire : 1) le français recule au Québec et il faut le protéger 2) la loi 101 est importante 3) c'est important de pouvoir se faire servir en français au Québec incluant à Montréal, a-t-elle écrit mercredi.

Mme Craig n’a pas nié l’existence de tweets, maintenant effacés, dans lesquels elle aurait qualifié d'oppressive la Charte de la langue française – la loi 101 – en ajoutant que, selon elle, cette loi avait ruiné l'éducation en anglais au Québec. Elle aurait fait ces affirmations dans un échange avec un autre internaute, en septembre dernier.

Dans un autre tweet provenant du même compte de Chelsea Craig publié en mars 2019 et toujours en ligne mercredi soir, la présidente du PLC-Québec semble faire un lien entre la loi 101 et un déclin de Montréal à l'échelle canadienne.

Un tweet présentant un graphique comparatif de plusieurs grandes villes canadiennes.

« Les effets de la loi 101 bien en évidence », peut-on lire dans ce tweet provenant du compte de Chelsea Craig.

Photo : Twitter/ChelseaCraig_

Il s’agit de la deuxième controverse en quelques jours pour le PLC sur ce délicat sujet. La députée de Saint-Laurent, Emmanuella Lambropoulos, a dû s’excuser après avoir douté de l’existence d’un déclin du français au Québec, lors d’une intervention virtuelle dans une rencontre du comité permanent des langues officielles, la semaine dernière.

Dans une déclaration transmise à La Presse canadienne en réponse à une question sur Chelsea Craig, le PLC a défendu son bilan en matière de langues officielles. Le Parti libéral du Canada est le parti de Laurier, de la Charte, de la Loi sur les langues officielles, et le premier à reconnaître que le gouvernement fédéral a un rôle à jouer dans la protection du français au Québec, a écrit un porte-parole du parti, Matteo Rossi.

Les partis d’opposition, conservateurs et bloquistes en tête, ont interpellé le gouvernement de Justin Trudeau sur ce front à la Chambre des communes.

Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, a rappelé les propos de Mme Lambropoulos en qualifiant son attitude de méprisante envers les francophones. Il a ajouté que les députés libéraux ne font rien pour défendre le français.

Nous regrettons les propos de la députée de Saint-Laurent et on est content qu’elle se soit excusée pour ses propos, a répondu le premier ministre Trudeau, en mettant au défi son adversaire conservateur de s’engager à nommer des juges bilingues à la Cour suprême du Canada.

En point de presse, le chef du Bloc québécois a quant à lui annoncé que son parti déposerait jeudi un projet de loi qui ferait en sorte qu’une personne demandant le statut de citoyen canadien à partir du Québec soit tenue de démontrer une connaissance adéquate du français. J’offre une chance au Parti libéral de faire plus que de lapider, à titre de bouc émissaire, Mme Lambropoulos, a-t-il lancé.

De son côté, le seul député québécois du Nouveau Parti démocratique, Alexandre Boulerice, a fait adopter une motion à l'unanimité à la Chambre des communes : Que la Chambre reconnaisse que la situation du français est toujours fragile, que l'usage du français est en déclin au Québec et au Canada et demande au gouvernement de s'engager à mettre sur pied un plan d'action en collaboration avec les provinces et les territoires afin de protéger et mieux promouvoir le français, au Québec et au Canada.

Dans le discours du Trône lu par la gouverneure générale, en septembre dernier, le gouvernement Trudeau s’est engagé à renforcer la Loi sur les langues officielles en tenant compte de la réalité particulière du français. Il a affirmé que le fédéral avait la responsabilité de protéger et de promouvoir le français non seulement dans les provinces où il a un statut minoritaire ou égal à l’anglais, mais également au Québec, où il est la langue officielle et majoritaire.

Avec les informations de La Presse canadienne

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