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Devenir infirmière en pleine pandémie

Nina Payne.

Nina Payne, 26 ans, aura terminé sa formation pour devenir infirmière autorisée en avril 2021. « J'ai hâte de pouvoir prêter main-forte à ces infirmières qui portent le poids de cette pandémie sur leurs épaules depuis des mois. »

Photo : Nina Payne

Nina Payne, étudiante du programme accéléré de soins infirmiers à l’Université de la Colombie-Britannique, avoue que la période actuelle est terrifiante depuis l’apparition de la COVID-19.

Selon la future infirmière, c’est un sujet qui est présent en arrière-plan chez les étudiants, qui s’interrogent sur les conséquences en cas de contamination par le SRAS-Cov-2.

La femme de 26 ans ne prend pas la sécurité des patients à la légère et comprend qu’elle doit également redoubler de vigilance lorsqu’elle ne se trouve pas en milieu hospitalier.

C’est aussi un moment unique pour se trouver dans les soins de santé et pour apprendre. Après la pandémie, je sais que je ne vais jamais sous-estimer une maladie, même la grippe.

Une citation de :Nina Payne, étudiante en soins infirmiers, UBC

Nina Payne ajoute que toute la formation qu’elle reçoit en matière d’équipements de protection revêt une tout autre dimension pour elle.

L’étudiante infirmière poursuit ses cours tout en travaillant à l’Hôpital général de Vancouver grâce à une autorisation temporaire liée à sa formation. Elle est affectée au service des soins de courte durée pour les personnes âgées. Je pense toujours au fait que c’est en quelque sorte la population la plus vulnérable à la COVID-19 et à la façon de me comporter au travail avec davantage de lavage des mains, une attention particulière aux surfaces qu'on touche, raconte Nina Payne.

Cayli Hunt.

L'infirmière autorisée Cayli Hunt met son équipement de protection individuelle avant d'entrer dans une chambre où se trouve une personne atteinte de la COVID-19 à l'unité de soins intensifs COVID-19 de l'Hôpital St. Paul de Vancouver (avril 2020).

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Quant on lui demande si le récent message alarmant du Syndicat des infirmiers et infirmières de la province sur les conditions actuelles de travail (manque de personnel infirmier, hausse du stress, insuffisance d’équipements de protection dans certains secteurs) l’inquiète, l’étudiante-infirmière répond : J’ai l’impression que c’est effrayant pour tout le monde, pas seulement pour les infirmières. Je pense que les médecins doivent ressentir la même peur. Je pense aussi au personnel de nettoyage qui joue un rôle très important.

Nina Payne se sent cependant fière d’obtenir son diplôme d’infirmière autorisée dans 6 mois et de pouvoir apporter son aide aux services de santé.

Nous sommes toute une cohorte d’infirmières en formation cette année et nous essayons tous de nous préparer. Ça va être difficile, mais ça ne va pas durer éternellement.

Une citation de :Nina Payne, étudiante en soins infirmiers, UBC

Elle mentionne toutes les infirmières plus âgées qu’elles, qui ont plus d’expérience et de savoir, et qui portent ce fardeau depuis environ neuf mois .

Adaptation des écoles en soins infirmiers

Le programme de l’École en soins infirmiers de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) accueille 120 étudiants par cohorte dans un format accéléré qui permet de décrocher un diplôme d’infirmière en 20 mois, alors que d’autres collèges et universités ont des programmes qui s’étalent sur trois à quatre ans.

La directrice associée au programme de premier cycle à l’école en soins infirmiers de l’UBC, Elsie Tan, explique que, dès le début de la pandémie, l’administration s’est fixé pour objectif de ne pas interrompre la formation infirmière pour continuer l’entrée sur le marché du travail d’infirmiers et d'infirmières alors que la main-d’œuvre est de plus en plus tendue et fatiguée .

Dès que l’Université a annulé ses cours en présentiel, nous avons eu à offrir nos programmes en ligne. Mais, pour les composantes du programme qui requièrent du face à face, telles que les pratiques en laboratoire, nous avons dû nous adapter pour donner accès aux étudiants de manière sécurisée, en petits groupes.

Une citation de :Elsie Tan, directrice associée au programme de premier cycle, UBC

La relève arrivera aussi de l'Université de Victoria

Une femme et une infirmière tiennent une poupée nourrisson dans un exercice de simulation de soins.

La formation en soins infirmiers de l'Université de Victoria comprend des simulations en laboratoire (ici à l'Hôpital Royal Jubilee en 2017 en soins néonatals). La pandémie a modifié la pratique qui prévoit désormais des équipements de protection individuelle.

Photo : Université de Victoria (UVic)

À l’Université de Victoria, sur l’île de Vancouver, l’École en soins infirmiers a pris les mêmes dispositions. Le programme de quatre ans accepte 160 étudiants par an. Lenora Marcellus, directrice associée des programmes de premier cycle, mentionne la collaboration avec les partenaires de l’Université comme les autorités de santé et les établissements de soins pour permettre aux étudiants de suivre leurs formations pratiques en pleine pandémie.

L’accent a été mis, entre autres, sur les équipements de protection individuelle et les procédures à suivre quand les étudiants entrent et sortent des établissements où ils sont affectés.

La directrice associée ajoute que des informations supplémentaires sont fournies aux étudiants.

Le contrôle et la prévention des infections sont une partie très importante de la formation infirmière, mais la pandémie a encore plus souligné leur nécessité.

Une citation de :Lenora Marcellus, directrice associée, programmes de premier cycle, UVic

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