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Un plan pour plus de résilience face aux inondations dans la vallée du Saint-Laurent

Une ferme entourée d'eau

Pour s’adapter aux changements climatiques et aux crues printanières plus intenses, le gouvernement du Québec a publié en avril un plan prévoyant 479 millions en mesures d’adaptation du territoire

Photo : Radio-Canada

Catherine Bouchard

Pour s’adapter aux changements climatiques et aux crues printanières plus intenses, le gouvernement du Québec a publié en avril un plan prévoyant 479 millions en mesures d’adaptation du territoire.

Le document est passé sous le radar en raison de la crise de la COVID-19. Il énumère pourtant de nouvelles lignes directrices pour la gestion des inondations dans la province. La MRC de Maskinongé, longeant le lac Saint-Pierre, fait d'ailleurs partie des zones déterminées comme prioritaires par le gouvernement.

Cette fois-ci, le gouvernement vise des mesures plus naturelles et permanentes que des digues, par exemple. Québec incite les municipalités à lui soumettre des projets d’adaptation, notamment de réhabilitation de milieux humides et de création de zones de débordement de l’eau, tel de nouvelles branches pour les cours d’eau qui pourraient être des parcs en été ou encore des plaines inondables.

C’est en étant en mode prévention qu’on va sauver de l’argent plutôt qu’en étant en mode réaction comme on l’a souvent été, estime la professeure titulaire au département de géographie, d’urbanisme et d’environnement de l’Université Concordia, Pascale Biron.

L'experte fait partie des scientifiques qui ont été consultés pour l'élaboration du Plan de protection du territoire face aux inondations. Elle accueille avec enthousiasme le plan déposé en avril dernier. Elle note d'ailleurs que l'enveloppe de 479 millions a été préservé malgré un contexte financier plus difficile avec la pandémie.

C’est impossible de se dire, il n’y aura plus jamais d’inondations, parce que c’est dans la nature des rivières d’inonder,explique Mme Biron.

Bien que les volets de cartographie, d'aménagements résilients et de relocalisation sont des recommandations des experts depuis de nombreuses années, la professeure à l'Université Concordia mentionne qu'on doit aussi apprendre à vivre avec l'eau.

Est-ce qu’on peut être novateur au niveau de l’architecture? Ça aussi, on est un peu frileux au Québec. On voit des exemples ailleurs de maisons sur pilotis. On voit des projets inspirants en France notamment pour vivre avec l’eau.

Une dizaine de bureaux de projets de gestion des zones inondables à l’échelle des bassins versants prioritaires devraient être formés cet automne.

Jusqu'ici, les municipalités de la région disent ne pas avoir soumis de projets. Plusieurs espèrent toutefois prendre avantage de cette nouvelle enveloppe pour adapter le territoire aux crues printanières.

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