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COVID-19 : le point sur les vaccins à l’échelle internationale

Gros plan sur une fiole de vaccin

Le vaccin expérimental contre la COVID-19 de Medicago de Québec a également obtenu des résultats très encourageants lors de l'étude clinique de phase 1 chez l'humain.

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Agence France-Presse

Face à la COVID-19, 48 vaccins candidats sont actuellement en essais cliniques sur l'humain. Mais seuls 11 sont entrés dans la phase 3, la dernière avant l'homologation des autorités, selon l'Organisation mondiale de la santé. Le point sur ces candidats, susceptibles d'arriver les premiers sur le marché.

Ce sont à l'heure actuelle les vaccins potentiels qui semblent les plus avancés, utilisant une technologie ultra-innovante. Elle consiste à injecter dans nos cellules des brins d'instructions génétiques appelées ARN messager, pour leur faire fabriquer des protéines ou antigènes spécifiques du coronavirus. Ces protéines vont être livrées au système immunitaire, qui va alors produire des anticorps.

  • Pfizer : le géant américain et son partenaire allemand BioNTech s'apprêtent à demander à l'Agence américaine du médicament une autorisation d'utilisation d'urgence, pour un vaccin qui pourrait être disponible avant la fin de l'année. Les sociétés ont présenté il y a quelques jours des résultats intermédiaires de la phase 3 montrant une efficacité à plus de 90 % chez les participants, avant d'annoncer, ce mercredi, des résultats complets présentant une efficacité de 95 %.
  • Moderna : la société de biotechnologie américaine a annoncé lundi que son vaccin était efficace à 94,5 %, elle compte en fabriquer 20 millions de doses d'ici à la fin de l'année.

Plusieurs vaccins misent sur cette technologie : les agents infectieux du SRAS-CoV-2 sont traités chimiquement ou par la chaleur pour perdre leur nocivité, tout en gardant leur capacité de provoquer une réponse immunitaire. C'est la forme la plus traditionnelle de vaccination.

  • Sinovac : la biotech chinoise a lancé un essai de phase 3 pour le CoronaVac sur des milliers de volontaires, notamment au Brésil.
  • Sinopharm : un autre laboratoire chinois qui a de son côté lancé deux projets de vaccins avec des instituts de recherche chinois. La Chine prévoit être en capacité, d'ici à la fin de l'année, de produire 610 millions de doses par an de plusieurs vaccins contre la COVID-19, et a déjà donné le feu vert à une utilisation d'urgence de certains d'entre eux.
  • Bharat biotech : une société indienne qui a pour sa part lancé en novembre le recrutement de près de 26 000 personnes pour son COVAXIN développé avec le soutien du gouvernement indien, et qui mise sur un vaccin disponible au premier semestre 2021.

Les vaccins à vecteur viral utilisent comme support un autre virus peu virulent, transformé pour y ajouter une partie du virus responsable de la COVID-19. Le virus modifié pénètre dans les cellules des personnes vaccinées, qui fabriquent alors une protéine typique du SRAS-CoV-2, éduquant leur système immunitaire à le reconnaître.

  • AstraZeneca, groupe anglo-suédois, et l'université d'Oxford : leur vaccin utilise comme vecteur viral un adénovirus. Les résultats de l'essai sont attendus pour cette année.
  • Johnson & Johnson : l'américain a lancé deux essais cliniques de son candidat composé d'un adénovirus modifié, l'un monodosé, l'autre sur deux doses. À travers le monde, 90 000 participants vont y prendre part au total. Résultats attendus au premier trimestre 2021.
  • CanSino Biological : la société chinoise a développé Ad5-nCoV, conjointement avec l'armée, un vaccin à base d'adénovirus. Les essais de phase 3 sont lancés au Mexique, en Russie et au Pakistan.

Deux autres vaccins sont aussi en cours de développement:

  • Spoutnik V : développé par le Centre de recherches en épidémiologie Gamaleïa, avec le ministère russe de la Défense, il repose sur l'utilisation de deux vecteurs viraux, deux adénovirus. Les Russes ont annoncé il y a quelques jours une efficacité à 92 %. Toutefois, l'institut Gamaleïa est accusé de rompre avec les protocoles habituels pour accélérer le processus scientifique. Plusieurs hauts responsables russes ont annoncé avoir déjà été vaccinés au Spoutnik V.
  • Novavax : la biotech américaine développe un vaccin dit sous-unitaire recombinant. Le coronavirus possède à sa surface des pointes (des protéines virales) pour entrer en contact avec les cellules à infecter. Ces protéines peuvent être reproduites et présentées ensuite au système immunitaire pour le faire réagir. Novavax a lancé en septembre son essai de phase 3 au Royaume-Uni, et doit démarrer fin novembre un essai aux États-Unis. Des données préliminaires sont attendues au premier trimestre 2021.

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