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COVID-19 : les États-Unis franchissent le cap des 250 000 morts

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Un corps est transporté dans un véhicule des pompes funèbres à l'extérieur du Jackson Health Center, à Miami.

Le reportage de Jean-François Bélanger

Photo : Reuters / Liza Feria

Radio-Canada

La pandémie a désormais fait plus de 250 000 victimes aux États-Unis, selon les chiffres rendus publics mercredi par l’Université Johns Hopkins.

La réalité a dépassé de beaucoup les prévisions pessimistes des autorités de la santé publique américaine, qui, en mars dernier, affirmaient que le coronavirus, que le président Trump n'a cessé de banaliser, pourrait tuer jusqu’à 200 000 Américains.

Selon CNN, le coronavirus a fait plus de victimes aux États-Unis que les accidents vasculaires cérébraux, les accidents automobiles et les suicides réunis. C'est aussi six fois plus que le nombre de victimes de la grippe, à laquelle le président Trump avait comparé le virus.

Avec une nouvelle flambée des cas à l'échelle du pays, le bilan continuera de s'alourdir. Selon les experts, le virus pourrait faire entre 100 000 et 200 000 morts supplémentaires au cours des prochains mois.

Pour la seule journée de mercredi, le COVID Tracking Project de la revue The Atlantic a recensé 1869 morts. Le site fait également état d'un nombre quotidien record d'hospitalisations, soit plus de 79 400.

Le pays, qui cumule en outre 11,5 millions de cas depuis le début de l'année, recensait pour la journée plus de 155 000 cas, plus du double du pic atteint cet été. Moins vulnérables à la maladie, les jeunes sont cependant plus nombreux que par le passé à contracter le virus.

Le nombre quotidien de cas avait diminué à la fin du printemps, avant de repartir à la hausse et d'atteindre un sommet en juillet. Après une nouvelle baisse, les cas sont à nouveau repartis à la hausse à la mi-septembre.

Cette semaine, le président désigné, Joe Biden, a déploré le refus de l'administration Trump d'amorcer le processus de transition du pouvoir, soulignant les effets dévastateurs qu'a sur la gestion de la pandémie le manque de coordination entre les responsables gouvernementaux de la santé publique et sa propre équipe.

Plus de gens pourraient mourir si nous ne nous coordonnions pas, a-t-il averti, évoquant la complexité d'un plan de vaccination pour 300 millions d'Américains au moment où les plus récents résultats liés à deux vaccins, ceux de Pfizer et BioNTech ainsi que de Moderna, sont encourageants.

Toutefois, les effets protecteurs des vaccins pourraient ne se faire sentir que l'an prochain.

Dans une entrevue au réseau NBC News, l'épidémiologiste de la Maison-Blanche, Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des maladies infectieuses, a lui aussi indiqué que les délais causés par le gel de la transition le préoccupaient.

Alors que le virus ne montre aucun signe de ralentissement, le président Trump, avec encore 63 jours avant la fin de son mandat, semble ne pas s'inquiéter de la situation. Un des membres du groupe de travail de la Maison-Blanche sur le coronavirus a révélé récemment sur les ondes du réseau ABC qu'il n'avait pas participé à une réunion du groupe depuis cinq mois.

Selon les révélations du journaliste d'enquête Bob Woodward, le président américain a admis dès l'hiver, au cours d'entrevues, qu'il savait que le virus était mortel et pire que la grippe, et qu’il minimisait la situation.

New York ferme ses écoles

Dans la journée, le maire de New York, Bill de Blasio, a annoncé que les écoles publiques de la métropole, qui avaient rouvert leurs portes après beaucoup d'hésitations fin septembre, les refermeraient dès jeudi par mesure de précaution.

Sur Twitter, il a expliqué la décision par le fait que le taux de diagnostics positifs atteignait désormais le seuil de 3 %, insistant sur la nécessité de combattre la deuxième vague de la pandémie.

La mesure était attendue bien que controversée, des tests ayant montré que le taux de positivité dans les écoles était très inférieur au taux moyen de la ville.

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