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Fort risque de piratage des réseaux électriques canadiens par d'autres États

Une personne tapant sur un clavier.

Les réseaux électriques seraient particulièrement vulnérables aux pirates, selon le rapport du CST.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des pirates étrangers soutenus par des acteurs étatiques « risquent fort » de renforcer leurs cyberattaques contre les infrastructures canadiennes essentielles, notamment le réseau de distribution d'énergie, à des fins d'intimidation ou pour préparer le terrain en vue de futures attaques numériques.

Un texte de Catharine Tunney, de CBC News

C'est ce que révèle un nouveau rapport du Centre de la sécurité des télécommunications (CST).

À mesure que les infrastructures et les processus sont liés à Internet, la cybercriminalité a suivi, menant à une augmentation des risques envers le fonctionnement des installations et la sécurité des Canadiens, indique le document.

Nous jugeons que des acteurs étatiques ont de fortes chances de tenter de développer les capacités numériques supplémentaires nécessaires pour affecter la distribution d'énergie électrique au Canada.

Extrait du rapport du CST

Le CST précise toutefois dans son rapport que s'il est improbable que des pirates s'en prennent intentionnellement aux infrastructures essentielles, comme l'approvisionnement en eau et en électricité, pour provoquer de graves dégâts ou causer la mort.

Ces pirates cibleraient des organisations essentielles pour recueillir de l'information, se positionner en vue d'activités ultérieures, ou comme une forme d'intimidation, selon l'agence de renseignement.

Coups d'essai

De telles attaques préliminaires ont déjà eu lieu.

Selon le rapport du CST, des pirates liés à la Russie se sont infiltrés dans les réseaux informatiques de compagnies de distribution d'électricité au Canada et aux États-Unis, et des pirates liés à la Chine ont ciblé des employés de certaines de ces entreprises sises aux États-Unis.

D'autres pays ont vu leurs systèmes de contrôle industriels visés par des pirates iraniens, tandis que des logiciels malveillants nord-coréens ont été découverts à l'intérieur des réseaux informatiques d'une centrale énergétique indienne, souligne encore le document.

L'ampleur de la menace s'accroît à mesure que des infrastructures essentielles sont reliées au web.

Par le passé, les technologies utilisées pour contrôler des barrages, des chaudières et d'autres systèmes d'opération d'oléoducs, par exemple, étaient largement protégées contre les cyberattaques, mais cette situation change, puisque les fabricants intègrent de nouvelles composantes liées au web dans leurs systèmes et produits, indique le rapport.

Le CST évoque aussi des menaces moins importantes, mais présentes tout de même, pour l'ensemble des appareils connectés, comme les appareils médicaux personnels et les véhicules liés au web.

Toujours selon cette agence de renseignements, si les programmes de piratage commandités par la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord représentent quasi certainement les plus grandes cybermenaces pour les Canadiens et les organisations d'ici, plusieurs autres États travaillent eux aussi à mettre au point leurs propres programmes.

L'espionnage commercial suit son cours

Des pirates commandités par des États vont aussi continuer de mener des campagnes d'espionnage commercial contre des entreprises, des institutions de recherche et des gouvernements canadiens pour voler des propriétés intellectuelles et des informations de grande valeur, poursuit le rapport.

Le risque de cyberespionnage est presque certainement plus important pour les organisations canadiennes qui fonctionnent à l'étranger, ou qui travaillent directement avec des entreprises étatiques étrangères.

Aviation, technologie, intelligence artificielle, énergie, produits pharmaceutiques... Autant de domaines déjà visés par des tentatives d'espionnage commercial, dit encore le CST.

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