•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un refuge temporaire accueillera les jeunes sans-abri à Sudbury

Jeunes dans un parc.

Une étude réalisée par la Ville du Grand Sudbury en 2018 a révélé un besoin au sein de la communauté pour un refuge dédié aux jeunes de 16 à 24 ans.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Le Centre d’action pour les jeunes de Sudbury (SACY) assurera la gestion d'un centre de réchauffement temporaire pour les sans-abri de 16 à 24 ans dès décembre. En retard de plusieurs mois sur son engagement, la municipalité espère rendre le service permanent dans la prochaine année.

Entre temps, le centre de réchauffement fera office de seul refuge pour jeunes de la Ville, après que le Foyer Notre-Dame ait fermé ses portes l'an passé.

SACY permettra à une dizaine de jeunes de se réchauffer de 22 h à 8 h du matin, sept jours par semaine. Il mettra aussi à leur disposition quatre lits jusqu’en avril, ainsi que des services de soutien adaptés aux jeunes.

C’est un endroit pour qu’ils puissent se reposer, avoir une bonne nuit de sommeil hors de la rue, hors du froid, explique Julie Gorman, directrice générale du SACY. Elle espère être en mesure de continuer d’offrir le service au-delà de l’hiver.

Notre objectif est de pouvoir démontrer l’importance d’un tel service dans la communauté, et être en mesure d’étendre notre offre dans les prochaines années afin de devenir un refuge pour jeunes à part entière.

Julie Gorman, directrice générale du Centre d’action pour les jeunes de Sudbury
Julie Gorman dans un studio de radio.

Julie Gorman

Photo : CBC/Markus Schwabe

Faux départ

La municipalité affirme être déjà convaincue de l’importance d’un refuge permanent pour les jeunes.

Elle s’était d’ailleurs engagée à trouver un nouvel endroit pour les jeunes sans-abri dès la fermeture du Foyer Notre-Dame. Elle a publié une demande d'expression d'intérêt à cet effet l'an passé.

Mais selon Gail Spencer, coordonnatrice des refuges et des programmes pour les sans-abri de la Ville du Grand Sudbury, aucun organisme n’a été en mesure de reprendre la balle au bond en raison d'un financement insuffisant.

Personne n’était en mesure de mettre en place un refuge adapté aux besoins des jeunes avec le financement [provincial] disponible.

Gail Spencer, coordonnatrice des refuges et des programmes pour les sans-abri à la Ville du Grand Sudbury

Conformément aux conclusions d’une étude réalisée par la ville en 2018, le nouveau refuge permanent pour jeunes devra être ouvert aux personnes de 16 à 24 ans, avoir des critères d’admission peu restrictifs et offrir des services adaptés aux jeunes.

Entre-temps, c’est le refuge d’urgence Off The Streets, sur la rue Larch, qui assure l’accueil des jeunes de moins de 18 ans. Nous savons que ce n’est pas une solution appropriée pour les plus jeunes, concède Gail Spencer, expliquant que les jeunes ont des besoins distincts des adultes.

C’est finalement la pandémie qui a permis à la municipalité de trouver l’argent nécessaire pour financer un refuge temporaire : le centre de réchauffement du SACY bénéficie du soutien du Fonds de secours pour les services sociaux de l'Ontario, une aide annoncée dans le contexte de la crise sanitaire.

Bobby Aubin à l'ouvrage.

Le Centre d’action pour les jeunes de Sudbury permettra à une dizaine de jeunes de se réchauffer de 22 h à 8 h du matin, sept jours par semaine.

Photo : Radio-Canada / Zacharie Routhier

Un nouveau refuge permanent dans la prochaine année?

La principal obstacle financier à la création d’un nouveau refuge permanent pour les jeunes est d’acquérir un nouvel édifice, selon Gail Spencer. Or, elle souligne que les fonds provinciaux rendus disponibles dans les derniers mois pourraient servir à financer un tel achat.

On veut s’assurer que les fonds obtenus durant la pandémie aient des effets positifs à long terme pour les populations vulnérables de Sudbury.

Gail Spencer, coordonnatrice des refuges et des programmes pour les sans-abri à la Ville du Grand Sudbury

Gail Spencer explique travailler avec SACY et des partenaires communautaires afin d’acheter un édifice pouvant loger de 12 à 16 jeunes dans les 12 prochains mois. Elle est persuadée qu’une fois cette dépense faite, les fonds provinciaux habituels seront suffisants pour assurer le maintien du service de manière permanente.

« Bonne nouvelle » tardive

Le directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury Denis Constantineau, qui a dirigé le Foyer Notre-Dame jusqu’à sa fermeture, qualifie le plan de la municipalité de bonne nouvelle.

12 mois, c’est quand même long, considérant que le centre de réchauffement temporaire ferme ses portes le 31 avril, nuance-t-il. Mais au moins il y a une solution en place.

C’est triste que ça ait pris une crise comme la COVID-19 pour débloquer des fonds et trouver une solution temporaire. Mais on va en profiter, c’est une bonne nouvelle.

Denis Constantineau, directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury
Denis Constantineau, debout dans un corridor.

Denis Constantineau est directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury.

Photo : Radio-Canada

Il espère qu’une leçon de la pandémie sera la reconnaissance des besoins [des personnes vulnérables] et un financement adéquat des services.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !