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Archives

Il y a dix ans décédait Pat Burns, l’entraîneur courageux

Pat Burns souriant tient son trophée.

Pat Burns, le seul entraîneur de la LNH a avoir remporté à trois reprises le trophée Jack Adams (Canadiens de Montréal 1988-1989, Maple Leafs de Toronto, 1992-1993, Bruins de Boston, 1996-1997).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 19 novembre 2010, l’entraîneur Pat Burns meurt des suites de son troisième cancer. L’homme de hockey s’est illustré tant derrière le banc que dans des causes sociales. À la fin de sa vie, tous les amateurs s’entendaient pour dire que Pat Burns était un battant et que son courage était exemplaire. Retour en archives sur le parcours de Pat Burns.

La force de l’ordre et la passion pour le hockey

Pat Burns est d’abord entraîneur de hockey dans les ligues mineures alors qu’il exerce son métier de policier-enquêteur pour la Ville de Gatineau. Un emploi qu’il occupe durant 16 ans.

Sa passion pour le hockey et les occasions qui s’offrent à lui le mènent à diriger quatre équipes de la LNH : le Canadien de Montréal (1988-1992), les Maple Leafs de Toronto (1992-1996), les Bruins de Boston (1997-2001) et les Devils du New Jersey (2002-2004). C'est avec cette dernière qu'il triomphe en 2003 en remportant la Coupe Stanley.

Lors de La soirée du hockey Molson du 13 décembre 1997, Jean Pagé brosse un portrait des débuts de carrière de Pat Burns à titre d’entraîneur.

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La soirée du hockey Molson à Radio-Canada, 13 décembre 1997

Pat Burns fait ses premiers pas avec les Olympiques de Hull lors de la saison 1984-1985. Il mène l’équipe de la LHJMQ à soulever la Coupe du président dès l’année suivante.

Fort de ses succès, l’homme se fait rapidement remarquer dans les hautes sphères du monde du hockey. L’entraîneur est reconnu pour exiger rigueur et discipline de ses joueurs. Une main de fer dans un gant de velours, diront certains.

Le directeur du Canadien, Serge Savard, aux prises avec une équipe qui se fait remarquer davantage pour ses frasques en dehors de la glace que pour son jeu sur la patinoire, fait appel à Burns.

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Les nouvelles du sport, 14 décembre 1990

Cet extrait des Nouvelles du sport du 14 décembre 1990, n’est qu’un exemple parmi d’autres où l’ancien policier, qui en a vu d’autres, a dû ramener à l’ordre certains joueurs.

Pat Burns demeure quatre ans derrière le banc du Tricolore (1988-1992), menant l’équipe en finale de la Coupe Stanley contre les Flames de Calgary dès sa première année.

C’est un homme très ému qui donne sa démission le 29 mai 1992. La pression exercée par les médias et les partisans, dans une ville qui n’en a que pour le hockey, ont finalement raison de lui.

Burns privilégie le jeu basé sur les tactiques défensives. Comme entraîneur, on le dit plus motivateur que stratège.

Qu’à cela ne tienne, la recette fonctionne. Le trophée Jack-Adams, qui récompense le meilleur entraîneur de la LNH, lui est remis à trois reprises au sein de trois équipes différentes : le Canadien (1989), les Maple Leafs (1993) et les Bruins (1998). Un record qui reste à ce jour inégalé.

Le combat de sa vie, celui contre le cancer

Au cours de la saison 2003-2004, l’entraîneur vient de remporter la Coupe Stanley avec les Devils lorsqu'il apprend qu'il est atteint d’un premier cancer, du côlon.

Il combat la maladie une première fois, mais en 2005, cette dernière récidive et atteint son foie. C’est à contrecœur qu’il se voit obligé de prendre sa retraite du hockey.

Après avoir vaincu son cancer une seconde fois, Pat Burns s’implique à titre de porte-parole pour la campagne de La marche du courage qui vise à amasser des fonds et à sensibiliser les hommes de 50 ans et plus à passer des tests de dépistage du cancer.

De caractère bouillant, de forte corpulence, Pat Burns n’en demeurait pas moins un homme fort sympathique. Son allure bougonneuse ne l’empêchait jamais de sortir quelques boutades en conférence de presse ou en entrevue.

Ce fut le choc pour tous les amateurs de hockey lorsque Pat Burns apparut devant le public, affaibli par un troisième cancer, du poumon cette fois.

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Téléjournal de Montréal, 26 mars 2010

Le 26 mars 2010, une cérémonie a lieu en son honneur. Le premier ministre Stephen Harper est présent pour dévoiler le projet de l’aréna de Stanstead en Estrie qui portera le nom de Pat Burns.

Marie-Ève Lacas assiste cet événement très émouvant et son reportage est présenté au Téléjournal.

Pat Burns meurt quelques mois plus tard, le 19 novembre 2010, à 58 ans.

Il aura dirigé 1019 matchs dans la LNH : 501 victoires, 353 défaites, 161 verdicts nuls et 14 défaites en prolongation.

Il fait son entrée à titre posthume au Temple de la renommée du hockey le 14 novembre 2014. L’attente aura été longue, mais la veuve de Burns, Line Gignac, ne ressent pas d’amertume. Elle est fière de ce qu’il a accompli.

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Téléjournal, 14 novembre 2014

Comme elle le dit simplement dans cet extrait de reportage diffusé au Téléjournal le jour de son intronisation : C’est tellement mérité.

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