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Pas de prolongation de la relâche scolaire en Ontario

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce.

Le ministre ontarien de l'Éducation, Stephen Lecce

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Radio-Canada

Une prolongation de la pause hivernale dans les écoles n'est en fin de compte « pas nécessaire », a déclaré le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, mercredi. Il avait précédemment dit étudier cette possibilité pour limiter la propagation de la COVID-19.

Lecce a justifié cette décision prise après consultation du médecin hygiéniste en chef de la province et du Groupe des mesures de santé publique par le fait que le plan pour la rentrée scolaire a fonctionné pour préserver les élèves de la COVID-19.

Dans un communiqué, il a mis en avant les protocoles de sécurité rigoureux de l'Ontario, les faibles niveaux de transmission et la sécurité dans nos écoles. Selon lui, les écoles ont remarquablement réussi à minimiser les éclosions.

Mercredi, l'Ontario a recensé 109 nouveaux cas de coronavirus dans les écoles. Depuis la rentrée scolaire, plus de 3600 personnes, élèves et personnel confondus, ont été infectées tandis que près d'une école sur 7 a connu au moins un cas.

Le ministre assure que le gouvernement continuera de surveiller de près tous les indicateurs et les tendances de progression de la pandémie pour prendre ses prochaines décisions.

D'autres options sur la table

D'autres mesures sont à l'étude, selon le gouvernement, mais aucune d'entre elles n'a encore été abordée publiquement.

Nous continuerons d'envisager toute option et de prendre des mesures décisives pour nous assurer […] de garder les écoles ouvertes en janvier et au-delà.

Stephen Lecce, ministre de l'Éducation de l'Ontario

En début de semaine, le ministre a affirmé qu'il communiquerait un plan pour le temps des Fêtes dans une ou deux semaines.

Ces derniers jours, le Conseil ontarien des directeurs de l'éducation a indiqué avoir proposé de commencer le nouveau semestre avec une scolarité virtuelle, afin de permettre l'isolement des élèves et des enseignants après les célébrations des Fêtes.

Mercredi, le premier ministre Doug Ford a par ailleurs indiqué qu'il annoncerait de nouvelles restrictions vendredi pour Toronto ainsi que les régions de Peel et de York.

Les parents divisés sur la question

Ce serait bien d'être capables de les garder à la maison, réagit Daniel Lajeunesse, qui réside dans le Grand Toronto et qui a deux jeunes qui vont à l’école. Il aurait aimé que ses enfants puissent rester 14 jours de plus à la maison après les célébrations du temps des Fêtes parce qu’il anticipe une augmentation des cas à la rentrée.

Un homme avec des lunettes.

Daniel Lajeunesse et sa famille habitent à Aurora.

Photo : Fournie par Daniel Lajeunesse

Plusieurs ne vont pas écouter [les directives sanitaires] et avoir des gros soupers de Noël et de jour de l'An à la maison avec leurs amis et leurs familles. Je suis certain que les nombres vont augmenter comme à l’Action de grâce, explique-t-il.

Ça me tracasse. J'aurais bien aimé les garder a la maison pour deux semaines supplémentaires juste pour faire certain que tous les étudiants, et puis surtout les miens, ont passé leurs deux semaines sans avoir des cas positifs.

Daniel Lajeunesse, parent de deux élèves

De son côté, Jacques Lehani Kagayo accueille positivement la décision du gouvernement Ford de ne pas prolonger les vacances du temps des Fêtes, parce que ce sera plus pratique pour lui de travailler de la maison.

Portrait de famille pris en egoportraité. Un père est entouré des ses filles.

Jacques Lehani Kagayo entouré de ses cinq filles.

Photo : Soumis par Jacques Lehani Kagayo

Même si on prolonge, rien ne va changer, alors ce serait mieux de ne pas prolonger et de laisser les enfants continuer, et de laisser les parents continuer le plus normalement possible, estime le résident de Windsor qui a cinq filles à l'école à temps plein — une à la garderie, une en maternelle jardin, une en 4e année, une en 7e année et une en 9e année.

Ce dernier s’inquiète toutefois qu’il devra compter sur la responsabilité d’autres familles dans la communauté pendant ce temps des Fêtes, alors que certaines d’entre elles pourraient manquer de prudence quant aux mesures de distanciation sociale demandées par les autorités gouvernementales et sanitaires.

Ça m’inquiète, mais c'est là où la responsabilité des parents est aussi évoquée. Pourquoi vous vous rassemblez au moment où vous savez que la pandémie est toujours là, où le danger n’est pas écarté ? Pourquoi envoyer votre enfant dans la gueule du loup ? lance-t-il.

Les enseignants franco-ontariens évoquent à nouveau un manque de consultation

Une femme pose pour la photo.

Anne Vinet-Roy est la présidente de l'Association des enseignants franco-ontariens.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Olivier Bernatchez

Encore une fois, le gouvernement Ford et son ministre Lecce prennent une décision d’envergure concernant la santé et la sécurité des élèves et du personnel scolaire, sans vraiment consulter les groupes de personnes les plus affectées par de telles décisions, a déclaré la présidente de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), Anne Vinet-Roy.

Ils se cachent derrière leur plan soi-disant "sécuritaire'' en essayant encore une fois de faire croire que tout va bien et que les mesures en place dans le milieu scolaire sont adéquates.

Anne Vinet-Roy, présidente, Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens

Cette dernière estime que la décision du gouvernement de ne pas prolonger le congé des Fêtes pour les écoles vient à un moment on ne peut plus difficile pour le milieu éducatif ontarien.

Selon les données du ministère de l’Éducation, plus de 670 écoles ont au moins un cas de COVID-19. C’est plus de 13,88 % des écoles de la province. Quel pourcentage doit‑on attendre avant d’agir ? martèle la dirigeante syndicale.

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