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Le marché immobilier en ébullition au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Une pancarte de maison vendue, devant une maison.

Une maison vendue à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Le mois de novembre n’a jamais été une bonne période pour les courtiers immobiliers. Cette année par contre, le scénario est tout autre : les transactions immobilières connaissent un bond sans précédent dans la région.

Personnellement, c’est ma meilleure année! , affirme la courtière immobilière Éva Gagnon.

Alexandra Desbiens, qui pratique aussi ce métier, est témoin du même phénomène.

C'est vraiment une situation exceptionnelle. Moi je n’ai jamais vu ça dans ma carrière.

Alexandra Desbiens, coutière immobilière
Alexandra Desbiens en entrevue.

La courtière immobilière Alexandra Desbiens affirme que la situation est exceptionnelle cet automne.

Photo : Radio-Canada

Après le confinement du printemps, les courtiers ont connu un été chargé. Ils constatent que l’automne l’est tout autant.

Les taux d'intérêt historiquement bas, les nouvelles possibilités liées au télétravail et le désir d'un plus grand confort sont à l'origine de cette remontée spectaculaire.

On a beaucoup de premiers acheteurs qui ont le moyen de se financer avec des taux d'intérêt aussi bas.

Éva Gagnon, courtière immobilière

Éva Gagnon précise que la région peut se targuer d’avoir des maisons à des prix encore abordables, ce qui n’est pas le cas partout au Québec.

Éva Gagnon en entrevue.

La courtière immobilière Éva Gagnon connaît une année sans précédent.

Photo : Radio-Canada

La différence de coût mensuel entre un loyer et une résidence n’est parfois pas si importante, ce qui convainc plusieurs acheteurs de faire le grand saut.

Les gens veulent profiter de la baisse des taux d'intérêt, indique le courtier hypothécaire Hugues Beaulieu. On peut avoir [des taux d’intérêt sur] sept ans sous 2 %. On peut même avoir dix ans sous 2,5 %!

La notaire Moïra Tremblay raconte que certains clients ont réévalué leurs besoins sous un autre angle après de longs mois passés à l’intérieur. Tout va vite aujourd'hui dans notre société, mentionne-t-elle. On a eu le temps de s'asseoir, de voir nos projets, de se demander si la maison nous convient encore. Pour certains, la réponse provoque un changement.

Une femme assise à un bureau d'ordinateur à la maison.

Le télétravail a changé la donne pour plusieurs Québécois depuis la pandémie.

Photo : Radio-Canada

Des chiffres éloquents

Alors que plusieurs acteurs du marché immobilier prédisaient une baisse des transactions, le phénomène est plutôt inverse.

Pour les dix premiers mois de l’année 2020, la Chambre immobilière du Saguenay-Lac-Saint-Jean a constaté une hausse de 5 % des ventes par rapport à 2019. Et en date du 31 octobre, il y avait 45 % de maisons de moins sur le marché cette année que l'an passé.

Une pancarte À vendre devant une maison.

Une maison à vendre sur le territoire de Saguenay

Photo : Radio-Canada

Des résidences se sont même vendues au-dessus du prix demandé.

Une situation qui ne sera pas éternelle

Plusieurs spécialistes s’accordent cependant pour dire que la situation ne durera pas très longtemps. Les effets prolongés de la pandémie et des pertes d’emplois qui y sont associés risquent de miner financièrement bien des ménages. Les répercussions pourraient se faire sentir plus tard, même en 2021 ou 2022.

D'après le reportage de Claude Bouchard

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