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Le prix des aliments propulse l'IPC de 0,7 % en octobre

Des légumes frais dans un sac réutilisable en coton, dans une cuisine lumineuse.

Le prix des légumes frais a grimpé de près de 10 % en un an.

Photo : O'GLEMAN MÉDIA / Maude Chauvin

La Presse canadienne

L'Indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,7 % au Canada au cours de la période d’un an allant d’octobre 2019 à octobre 2020. Cette hausse est supérieure à celle de 0,5 %, enregistrée entre les mois de septembre des mêmes années.

Au Québec, la hausse de l'IPC, entre les mois d’octobre 2019 et 2020, s’élevait à 0,5 %.

Les prix ont monté dans cinq des huit composantes prises en compte dans le calcul de l'IPC pour la période d’un an entre les mois d’octobre 2019 et 2020.

Une assiette plus chère que l'an dernier

Statistique Canada attribue principalement l’inflation du mois dernier à l'augmentation du prix des aliments. Le prix des légumes frais a notamment grimpé de 9,5 % d’octobre 2019 à octobre 2020, une flambée supérieure à celle enregistrée entre les mois de septembre des mêmes années (3,6 %).

Le prix de la viande a également crû de 1,7 % entre les mois d’octobre 2019 et 2020 après avoir connu une majoration de 0,4 % entre les mois de septembre des mêmes années.

Ironiquement, le prix de l’essence, qui a baissé de 12,4 % au cours de la période, a retenu la montée de l’IPC. La baisse du prix de l’essence était comparable à celle enregistrée en août (10,7 %) et septembre (11,1 %).

Sans cet indicateur, l’IPC aurait connu une hausse de 1 % en octobre.

Hypothèques en baisse et logements en hausse

Le coût de l'intérêt hypothécaire a baissé de 0,7 % au pays au cours de la dernière année, d’octobre à octobre, après avoir enregistré une diminution mensuelle de 0,5 % en septembre.

Les taux hypothécaires continuent de subir des pressions à la baisse en raison d’une diminution des taux d'intérêt entraînée par la chute du taux directeur de la Banque du Canada annoncée en mars.

La faiblesse des taux d'intérêt a continué de coïncider avec une demande accrue pour des logements unifamiliaux qui, combinés aux prix élevés des matériaux de construction et au faible nombre de logements disponibles, a contribué à faire grimper le prix des logements neufs.

Le prix de ces unités a d’ailleurs connu sa croissance la plus fulgurante des 14 dernières années.

Établi chaque année en octobre, l’indice de l’impôt foncier a monté de 1,9 % au pays en 2020, une croissance plus lente que celle de l’année précédente. L’Ontario a contribué à cette hausse nationale en raison d’une augmentation de la valeur des évaluations des propriétés résidentielles.

Par ailleurs, au Québec l’indice de l’impôt foncier a connu une diminution en raison de la baisse des taxes scolaires décrétée par le gouvernement provincial.

Faible hausse dans l'Est canadien

Au cours de cette même période, l'IPC a augmenté de 0,1 % au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard, alors que la hausse observée en Nouvelle-Écosse s’élevait à 0,3 %.

La fumée sortira peut-être par les oreilles des fumeurs de Terre-Neuve-et-Labrador qui doivent, quant à eux, débourser 14,9 % de plus pour se procurer leurs cigarettes. Cette flambée des prix du tabac, constatée entre les mois d’octobre 2019 et 2020, constitue la plus forte hausse depuis juin 2003 dans la province.

L’augmentation des taxes sur le tabac dans cette province de l’Est canadien, entrée en vigueur le 1er octobre dernier, explique la situation.

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