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Uashat mak Mani-utenam songe au reconfinement

Une barrière routière érigée sur la rue Arnaud entre Uashat et Sept-Îles.

L'accès au territoire de Uashat et de Mani-utenam était contrôlé lors de la première vague de la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Radio-Canada

La communauté innue de Uashat mak Mani-utenam songe à reconfiner sa population et à remettre en place des contrôles à l'entrée de son territoire, comme c'était le cas lors de la première vague de COVID-19.

Selon la directrice de la santé pour le conseil de bande, Karine Régis, une bonne partie de la population craint la propagation du virus et souhaite des mesures sanitaires plus agressives.

La population demande déjà que nos guérites soient réinstallées au niveau de la communauté. Alors on est en train de préparer ça, une éventuelle remise des guérites, a expliqué Mme Régis, en entrevue à l’émission Bonjour la Côte.

La semaine dernière, une personne fréquentant l’école primaire Johnny-Pilot de Uashat a été déclarée positive à la COVID-19, ce qui inquiète la population.

Par conséquent, beaucoup de familles sont craintives et choisissent par exemple de ne pas envoyer leurs enfants à l’école, selon Mme Régis.

On fait notre travail de sensibilisation auprès des gens pour les rassurer que tout est sous contrôle, qu’on suit la situation de très près, assure Mme Régis.

Karine Régis, la directrice de la santé de Uashat mak Mani-utenam

Karine Régis, la directrice de la santé de Uashat mak Mani-utenam (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

Elle indique par contre que toutes les personnes qui ont été en contact avec la personne infectée sont en isolement et que pour l'instant, aucune n'a reçu un diagnostic positif après son test de dépistage.

Mme Régis assure toutefois que si la situation le nécessitait, les écoles de la communauté étaient prêtes à fermer leurs portes temporairement.

Des tests rapides qui se font attendre

Par ailleurs, les services de santé de la communauté sont toujours en attente de recevoir des tests de dépistage rapide, que les communautés autochtones devaient recevoir en priorité.

On a pas encore reçu ces tests-là malheureusement. On est en attente des instances pour recevoir le tout, explique Mme Régis.

Ces tests permettraient à la communauté d’identifier et d’isoler plus rapidement des personnes porteuses du virus.

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