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COVID-19 : le comité sur le rôle de la ventilation dans les écoles se fait attendre

Une bouche de ventilation devant des fenêtres.

Une bouche de ventilation dans une école

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le comité d’experts qui doit se pencher sur le rôle de la ventilation et des aérosols dans la transmission de la COVID-19 n’est toujours pas formé, une semaine après l’annonce de sa création par le ministre de la Santé du Québec.

Ce comité inclura notamment des scientifiques de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et du ministère de la Santé. Il doit formuler des recommandations, d’ici la fin novembre, concernant entre autres la ventilation dans les écoles de la province.

À ce stade, tout est mis en œuvre pour que le comité soit formé rapidement, dans l’objectif que les recommandations soient rendues dans les meilleurs délais, affirme par écrit une responsable des communications du ministère de la Santé, Marie-Claude Lacasse.

Plusieurs établissements scolaires, qui ne possèdent pas de système de ventilation, laissent présentement les fenêtres des classes ouvertes afin d’aérer les locaux et de réduire les risques de contamination.

Reste à voir quelles seront les mesures proposées par le comité pour les écoles durant l’hiver et combien de temps sera nécessaire pour les mettre en place.

Les fenêtres ouvertes d'une école en briques.

Les fenêtres des écoles dont la ventilation est inadéquate devront rester ouvertes pour limiter les risques de propagation de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Pas nouveau

Ce n’est pourtant pas d’hier que le rôle de la ventilation est mentionné comme étant l'une des causes possibles de la propagation de la COVID-19.

En juillet dernier, un groupe de 239 scientifiques de divers pays demandait à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de reconnaître que la COVID peut se propager dans l'air bien au-delà de deux mètres.

Ils recommandaient une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs.

L’étude de la ventilation dans les écoles, à ce moment, n’avait pas été ciblée comme une priorité du ministère de la Santé.

Recommandations de l'INSPQ

D’ici à ce que le nouveau comité mandaté par le gouvernement du Québec soit formé, le ministère de la Santé suggère aux établissements de suivre les recommandations de l’INSPQ concernant la ventilation.

Pour l’instant, la santé publique est d’avis que les mesures, dont un bon entretien du système de ventilation, restent adéquates en attendant les travaux du comité, mentionne Marie-Claude Lacasse.

Le document de l’INSPQ stipule que l’actuelle version couvre la littérature scientifique en lien avec la pandémie publiée jusqu’au 28 juin 2020.

Déjà en juin, les études mentionnaient qu’il semble exister une association entre la ventilation, les mouvements d’air dans les bâtiments et la transmission de certaines maladies infectieuses telles que la rougeole, la tuberculose, la varicelle, l’influenza et le SRAS. Le SRAS est, comme le virus qui provoque la COVID-19, dans la famille des coronavirus.

L’INSPQ soulignait également qu’une ventilation adéquate peut réduire l’incidence de maladies respiratoires.

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