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La COVID-19 incite des Torontois à quitter la grande ville

Jon Keough devant un paysage de collines et d'eau.

Jon Keough a quitté Toronto pour déménager dans la petite communauté bucolique de Salt Spring Island, en Colombie-Britannique.

Photo : Photo fournie par Jon Keough

Radio-Canada

Bars, cafés, restaurants et salles de spectacles fermés : la Ville Reine a perdu de ses attraits à cause de la pandémie et de plus en plus de Torontois lorgnent, avec le télétravail, du côté de plus petites villes aux loyers et à l'immobilier moins chers.

Selon l'agent immobilier John Pasalis de la firme Realosophy Realty, il y a eu un exode marqué durant l'été vers des banlieues éloignées.

On ne parle pas de banlieues traditionnelles comme Newmarket et Mississauga, dit-il, mais des endroits aussi éloignés que Barrie.

En d'autres mots, à environ une heure et demie voire deux heures de route de Toronto.

Par exemple, de juin à août, 1420 maisons de plus qu'à la même période l'an dernier ont été vendues dans la région de Simcoe. Il s'agit d'un bond de plus de 65 %.

À Toronto, les ventes de maison ont augmenté de 10 % durant la même période, dit M. Pasalis.

Même son de cloche de la part de l'économiste Robert Kavcic de la Banque de Montréal. La plus grande croissance des prix est recensée dans les marchés à l'extérieur (une à deux heures) des grands centres urbains, dit-il.

Il note que certains marchés dans le Sud-Ouest de l'Ontario connaissent des hausses de prix annualisées de plus de 20 %.

Faire le saut

Jon Keough, 32 ans, habitait avec un colocataire à Toronto.

Après avoir réalisé que ça lui coûterait 1800 $ en loyer par mois pour avoir son propre appartement, l'employé en marketing a décidé de quitter la Ville Reine pour la petite communauté de Salt Spring Island, en Colombie-Britannique.

« Je me suis demandé : "qu'est-ce que j'ai en retour pour tout ce que je paie pour vivre à Toronto?" »

— Une citation de  Jon Keough, ex-Torontois

Avec tous les commerces fermés à cause de la pandémie et l'attrait de la nature en Colombie-Britannique, il a penché pour le déménagement, étant donné qu'il pouvait faire du télétravail avec le même employeur.

Il doit se lever à 5 h du matin à cause du décalage horaire, mais l'avide cycliste peut s'adonner à son passe-temps favori en après-midi. Ce changement a été tellement avantageux, raconte-t-il à CBC.

Audra Williams et Haritha Gnanaratna à l'extérieur de leur domicile.

La Torontoise Audra Williams et son conjoint Haritha Gnanaratna songent à déménager dans une autre ville, où la vie est plus abordable.

Photo : CBC/Paul Borkwood

Audra Williams et son conjoint Haritha Gnanaratna, qui habitent dans le quartier Parkdale dans l'ouest de Toronto, songent eux aussi à déménager dans une autre ville, où la vie est plus abordable.

Le couple a même lancé grâce à ses recherches le site web Ninety Minutes From Toronto (À 90 minutes de Toronto), qui renferme des renseignements sur la démographie, le prix des maisons et la vie culturelle dans différentes communautés en banlieue éloignée de Toronto.

Lors de visites en voiture durant l'été, les deux Torontois ont eu des coups de coeur pour plusieurs de ces petites villes, mais ils se demandent s'il s'agit d'endroits accueillants pour les personnes de couleur.

« En conduisant en voiture, on comptait le nombre de personnes de couleur qu'on croisait. On ne s'en rendait pas compte au début, mais le cosmopolitisme baisse lorsqu'on sort de Toronto. »

— Une citation de  Haritha Gnanaratna, Torontois

Pour sa part, l'agent immobilier John Pasalis se demande si l'exode observé actuellement vers les banlieues éloignées va durer.

Tout dépend, selon lui, du télétravail et si les compagnies continueront à permettre cette pratique après la pandémie.

Les constructeurs ne bâtissaient pas beaucoup de maisons dans les banlieues éloignées, parce qu'il n'y avait pas beaucoup de demande, explique-t-il. Mais si le gens continuent à travailler de la maison et cherchent une propriété à une heure ou une heure et demie à l'extérieur de Toronto, ça pourrait devenir une nouvelle source d'habitations.

Avec les informations de CBC News

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